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    Emmanuel Macron

    Macron parle du «jaune de la détresse» et loue «la fraternité sur les ronds-points»

    © AFP 2019 GONZALO FUENTES
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    À la veille du Congrès des maires de France, Emmanuel Macron a décoré quatre édiles à l'Élysée et a salué leur rôle lors de la crise des Gilets jaunes. Évoquant «la colère qui s'est drapée dans le jaune de la détresse», le Président a loué la «fraternité sur les ronds-points» présente au début du mouvement.

    Emmanuel Macron a condamné le 18 novembre au soir «le nihilisme de la violence» de ceux qui selon lui «ont perverti» le mouvement des Gilets jaunes, ainsi que «les voix qui se taisent et deviennent complices», après les violences de samedi lors du premier anniversaire du mouvement.

    «Lorsque la haine s'abat et qu'au nom d'idéaux la destruction se joue dans la rue, trop de voix se taisent et deviennent alors complices, trop de voix laissent confondre des idéaux avec le nihilisme de la violence», a-t-il dit, sans plus de précision, lors d'une remise de décoration à l'ex-dirigeant communiste Robert Hue.

    Il a en revanche loué la «fraternité sur les ronds-points» au début du mouvement, en décorant cette fois le président de l'Association des maires ruraux de France, Vanik Berbérian.

    Évoquant «la colère drapée dans le jaune de la détresse», il a salué un ami qui a su percevoir «l'aspiration française de nos concitoyens à la communauté» dans «ce mouvement spontané».

    «Au-delà des revendications où nous devons apporter des réponses, les Français en sortant de chez eux, en se réunissant sur les ronds-points, ont retrouvé en bien des endroits la chaleur des liens, la fraternité, l'entraide». Même si «d'aucun ont perverti cela et recherchent l'anomie, la violence», a dit le chef de l'État à Vanik Berbérian.

    Dimanche 17 novembre, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye avait déploré que le mouvement des Gilets jaunes soit depuis plusieurs mois «gangrené par des ultras» de l'extrême gauche.

    Le numéro 2 de la France Insoumise Adrien Quatennens a lui déploré «un désordre sinon organisé, au moins maintenu» par le gouvernement qui a conduit, selon lui, aux violences samedi à Paris.

    Le vice-président du Rassemblement national Jordan Bardella, a lui dénoncé un gouvernement qui «laisse les milices d'extrême gauche pourrir le mouvement des Gilets jaunes», réclamant leur «dissolution».

    Avant d'ouvrir mardi le Congrès des maires de France, Emmanuel Macron décorait lundi soir quatre hommes politiques de tous bords qui l'ont soutenu, avec pour point commun leur mandat de maire allant de 19 à 32 ans: le communiste Robert Hue, les centristes Jean Arthuis et Vanik Berberian et l'ex-socialiste Dominique Baert, indique l'AFP.

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    violences, gilets jaunes, Emmanuel Macron, France
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