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Le directeur du cabaret parisien de Montmartre, Michel Catty fréquemment appelé Michou, est décédé à l'âge de 88 ans, a appris l'AFP de l'attaché de presse du cabaret et de l'artiste.

Michou, célèbre directeur du cabaret transformiste parisien de Montmartre qui porte son nom, est décédé dimanche à l'âge de 88 ans, a annoncé à l'AFP l'attaché de presse du cabaret et de l'artiste, qui avait servi d'inspiration au classique du cinéma La cage aux folles.

«Michou est mort tôt ce dimanche matin dans un hôpital à Paris» a déclaré François Deblaye. De son vrai nom Michel Catty, Michou avait ouvert en 1956 son célèbre cabaret de la rue des Martyrs qui a accueilli tous les jours pendant plus de 60 ans célébrités et inconnus venus dîner devant le spectacle d'artistes transformistes reprenant les chansons des grandes stars de l'époque.

«Prince bleu de Montmartre»

Né à Amiens, le jeune Michel «monte à Paris» à 17 ans, où il sera finalement devenu le «prince bleu de Montmartre», titre de ses mémoires, en hommage à sa couleur fétiche, du costume aux lunettes, sous un éternel brushing blond platine.

Alors qu'il gère un bar au 80 de la rue des Martyrs, il se travestit avec deux amis, lui est Brigitte Bardot, à l'occasion du carnaval de Mardi gras de 1956.

Le succès sera rapide, le bar deviendra cabaret et proposera le premier spectacle de l'après-guerre constitué d'hommes se travestissant en femmes pour imiter les vedettes de l'époque.

«J'ai la chance d'être un homosexuel notoire et aimé», disait celui qui était devenu une figure de «la butte», dont il recevait une fois par mois dans son petit établissement des personnes âgées.

Le cabaret «ne survivra pas»

L'association La République de Montmartre a ainsi exprimé son «grand deuil». La maire de Paris, Anne Hidalgo, a salué sur Twitter «une immense figure de la tolérance et de la nuit parisienne».

L'annonce de son décès a suscité de très nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, artistes, politiques, personnalités ou inconnus.

Le cabaret ne devrait en tout cas pas lui survivre. Dans ses mémoires parues en 2017, il indiquait en effet vouloir être enterré dans un cercueil bleu et que le cabaret à son nom s'arrête à sa mort.

«Je veux que cette maison disparaisse avec moi. Cela peut paraître prétentieux, mais le cabaret ne me survivra pas», écrivait-il.

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Tags:
cabaret, décès, Paris
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