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Après quatre jours de tensions à Dijon, les représentants des communautés tchétchène et maghrébine se sont rencontrés dans une mosquée de banlieue pour ramener le calme, a relaté Marianne. Ils ont assuré que ce conflit n’avait «rien à avoir avec une affaire de drogue ou de contrôle de territoire».

Dans la soirée du mardi 16 juin, après de violents affrontements entre leur communauté à Dijon, des représentants tchétchènes et maghrébins se sont donnés rendez-vous dans la mosquée de la Fraternité, à Quétigny, dans la banlieue de la ville. Ils y ont mené des pourparlers en vue de mettre fin aux violences, a rapporté Marianne. Des équipes de BFM TV se sont également rendues sur place.

Mohammed, représentant de la communauté tchétchène, a assuré à la chaîne que «tout était réglé» et que cette affaire n’était pas liée au trafic de drogue. Un imam tchétchène venant du Jura a abondé dans le même sens, affirmant auprès du magazine que le conflit qui a touché la capitale bourguignonne n’avait «rien à voir avec une affaire de drogue ou de contrôle de territoire».

Ce dernier a d’ailleurs été placé en garde à vue jeudi 18 juin, a rapporté Le Progrès. Des téléphones portables ont été saisis à Dole, où il est domicilié, dans le cadre des affrontements de Dijon. Son fils Halid a quant à lui confié au quotidien qu’il avait pris part au rassemblement dimanche dernier mais n’avait «rien à se reprocher».

«Nous sommes ici pour une explication, dans une démarche de conciliation, pour faciliter les choses. Nous formons une seule communauté, nous sommes tous frères», a prononcé l’imam tunisien Mohammed Ateb après une prière commune.

Il a tenu à rappeler que «tout ce qui concerne la drogue et les trafics est du ressort de l’État et de la justice».

Des tensions récurrentes

Toujours d’après Marianne, le conflit qui s’est déroulé ces derniers jours était davantage centré sur une question d’honneur. Le magazine a d’ailleurs révélé une note du 16 mai de la Direction centrale de la police judiciaire, indiquant que ces types d’affrontements, observés de plus en plus souvent entre ces deux communautés, relèvent «bien souvent du domaine de l’honneur ou résultent d’enjeux clandestins sur fond d'économie grise».

Les quatre jours de violences à Dijon trouvent ainsi leur origine dans l’agression d’un jeune Tchétchène de 19 ans, jeudi 11 juin, à proximité d’un bar à chicha. Ses agresseurs lui auraient notamment mis un canon d’arme à feu dans la bouche, proférant des menaces contre sa communauté.

L’attaque a rapidement déclenché une réaction des Tchétchènes qui, via l’application WhatsApp, ont rapidement organisé une descente à Dijon, certains venant de Belgique ou d’Allemagne. «On préfère régler ça entre nous plutôt que de faire appel à la justice», a confié à l’hebdomadaire un participant à la réunion.

Tous assurent que l’affaire est désormais close, même si le jeune agressé a porté plainte mardi. Certains membres liés aux affrontements, réfugiés en France, craignent leur expulsion du territoire, une mesure réclamée par Emmanuel Macron. «Au final, c’est la paix qui importe», tempère Mohammed Ateb qui s’est, au passage, félicité de ces négociations.

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Tags:
tensions, trafic de drogue, mosquée, affrontements intercommunautaires, transmaghrebin, Tchétchène, Dijon
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