France
URL courte
6235
S'abonner

La justice a prononcé une peine de prison de 30 ans pour Tyler Vilus, djihadiste français ayant participé à des crimes de Daech* en Syrie entre 2013 et 2015.

Le djihadiste Tyler Vilus, émir du groupe Daech* et figure de la galaxie terroriste française, a été condamné vendredi 3 juillet à 30 ans de réclusion criminelle, assortis d'une période de sûreté des deux tiers, pour des crimes commis en Syrie de 2013 à 2015.

Le président de la cour d'assises spéciale de Paris, Laurent Raviot, a expliqué à Tyler Vilus que la cour avait «décidé de ne pas prononcer» de perpétuité, «ce qu'il était possible de faire», la justice l'ayant jugé coupable de toutes les infractions, y compris sa participation à l'exécution de deux prisonniers, mais qu'elle avait voulu lui «laisser une lueur d'espoir» pour qu'il puisse «évoluer», précise l’AFP.

Estimant que l'attitude de l'accusé n'avait guère été encourageante, Laurent Raviot a toutefois souligné qu'il avait «reconnu un élément très important» en finissant par avouer son intention de «mourir les armes à la main» lorsqu'il avait quitté la Syrie à l'été 2015.

Saluant le début d'un cheminement, le magistrat a appelé le djihadiste à bien réaliser la façon différente «dont la justice est rendue dans une République comme la nôtre et la manière dont la justice a été rendue à Shaddadi en avril 2015».

Policier des terroristes

C'est dans cette ville de l'est de la Syrie que Tyler Vilus, devenu policier de Daech*, a participé à l'exécution filmée de deux prisonniers d'une balle dans la tête. Visage découvert, équipé d'un talkie-walkie et d'un pistolet automatique, Vilus se tient debout, à deux mètres des bourreaux.

Il a été jugé coupable de ce crime, qu'il n'a jamais reconnu, affirmant à l'audience qu'il se trouvait là un peu par hasard «à la sortie de la mosquée». Pour l'accusation, Tyler Vilus ne faisait là qu'exercer «sa fonction de policier»: «Il fait partie de l'unité chargée d'infliger les châtiments, il est parfaitement logique qu'il soit sur une scène d'exécution».

«Chef de guerre»

Tyler Vilus est l'un des premiers de sa génération à gagner la Syrie, dès la fin 2012, et l'un des rares individus encore vivants à en être revenu.

Pour l'avocat général, l’homme, installé dans la région d'Alep en mars 2013, est «un chef de guerre»: posté à Hraytan, dans la périphérie d'Alep, il participe à la tête d'un groupe de combattants francophones à des «opérations de nettoyage», il est «félicité pour son efficacité meurtrière».

*Organisation terroriste interdite en Russie

Lire aussi:

Voici pourquoi il vaut mieux poser votre smartphone l'écran vers le bas
Elon Musk déclare que les extraterrestres ont bâti les pyramides, l’Égypte lui répond
Macron aurait été «furieux» contre Sarkozy pour une affaire de rachat de médias par Bolloré
Tags:
prison, jugement, Syrie, Daech, djihadisme
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook