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Lors de sa conférence de presse donnée ce jeudi, le ministre français de la Santé a comparé la situation actuelle dans le pays avec celle observée lors de la première vague, au printemps dernier. Plusieurs points de divergence ont été constatés, notamment la vitesse et le mode de propagation du virus.

L’épidémie gagne du terrain, a expliqué ce 17 septembre le ministre de la Santé, Olivier Véran, en soulignant lors de sa conférence de presse que le facteur R restait supérieur à 1 au niveau national. Cependant, il est tout de même environ trois fois moins rapide que ce qui avait été constaté au printemps dernier, alors que l’épidémie était à son apogée. Comparant la situation actuelle avec la «première vague», le ministre a repéré plusieurs points de divergence.

Vitesse de circulation et modes de propagation

Au printemps dernier, a constaté M.Véran, un porteur allait contaminer deux autres personnes tous les trois jours.

«Actuellement, une personne malade contamine en moyenne deux autres personnes tous les 15 jours. Le virus va moins vite et c’est une différence notable.

Ce qui diffère également, selon lui, ce sont les modes de propagation du virus:

«Nous avons pu constater qu’il a circulé particulièrement chez les plus jeunes d’entre nous pendant l’été avec un taux d’incidence de 140 pour 100.000 dans la tranche d’âge des 15-44 ans, dont 50% sont asymptomatiques».

Il existait le risque que le virus passe des plus jeunes, qui font moins de formes graves, aux plus âgés, plus vulnérables. Or, c’est le cas depuis plusieurs semaines.

«On voit que le virus circule très activement chez les 15-44 ans, mais chez les plus de 65 ans il circule de plus en plus et cela depuis le début du mois d’août, ce qui veut dire qu’il y a un impact réel et visible».

«On ne se bat pas avec les mêmes armes»

Énumérant toujours les différences par rapport à la première vague, Olivier Véran a souligné qu’en France actuellement «on ne se bat[tait] pas avec les mêmes armes et que l’on conna[issai]t mieux notre adversaire».

En outre, souligne-t-il, il existe maintenant un traitement qui est utilisé en réanimation qui permet de réduire le nombre de formes graves.

«J’avais expliqué en mars dernier en faisant le tracé d’une courbe qu’il fallait écraser la courbe pour arriver à réduire la pression hospitalière et faire en sorte de ne pas arriver à la saturation des hôpitaux. Aujourd’hui, ce n’est pas une courbe que nous cherchons à aplatir, c’est autant de courbes qu’il y a de foyers épidémiques dans les différents territoires qui sont concernés par la circulation active du virus», a-t-il enfin expliqué.

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