France
URL courte
Par
9183
S'abonner

«Nous n'acceptons pas d'être l'outil d'une politique spectacle d'annonce d'un ministre qui peine à gérer ses échecs», a dénoncé premier adjoint de Marseille Benoît, déplorant le placement de Marseille en «quasi-confinement».

Le premier adjoint de Marseille Benoît Payan a dénoncé jeudi un «affront» après l'annonce «sans concertation» par le gouvernement de «restrictions incroyables» pour lutter contre le Covid-19, et réclamé un délai de 10 jours avant la mise en oeuvre de nouvelles mesures.

«Une nouvelle fois, notre territoire est sanctionné, puni, montré du doigt», a fustigé M. Payan, remplaçant la maire de gauche Michèle Rubirola, qui a récemment subi une opération. «Il en va du respect de la deuxième ville de France», a-t-il tonné au cours d'une conférence de presse, assurant avoir dû lui-même appeler le ministre de la Santé avant sa prise de parole de mercredi pour obtenir des explications.

Olivier Véran a notamment annoncé mercredi soir le placement de la métropole Aix-Marseille en zone écarlate, une décision qui doit entraîner entre autres la fermeture totale des bars, restaurants et salles de sport dès samedi, pour une durée de 15 jours.

«La ville de Marseille a su répondre» à la crise sanitaire

«Les Marseillais s'adaptent, se restreignent, se contraignent, la ville de Marseille a su répondre» à la crise sanitaire, a aussi pointé M. Payan, assurant que les mesures mises en oeuvre avaient «commencé à porter leurs fruits» et évoquant pour Marseille «le taux de contamination le plus bas de France».

«Avec Madame la maire, nous demandons au gouvernement 10 jours avant la mise en oeuvre de nouvelles mesures», a poursuivi M. Payan: «Si au bout de ces 10 jours l'épidémie reprend, on est prêts à assumer ces décisions».

«Je ne crois pas que le gouvernement fasse la sourde oreille, je ne crois pas que le gouvernement s'entête et s'enferre dans son erreur», a-t-il ajouté.

«Nous n'acceptons pas d'être l'outil d'une politique spectacle d'annonce d'un ministre qui peine à gérer ses échecs», a aussi dénoncé M. Payan, déplorant le placement de Marseille en «quasi-confinement».

Lire aussi:

Ces pays voisins de la France où des émeutes éclatent contre le durcissement des mesures - images
Venue vider le logement de son père défunt, elle fait une découverte explosive
Trois scénarios à l'étude au sein de l'exécutif face à l'accélération de l'épidémie
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook