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Dénonçant la politique migratoire de la Turquie ainsi que ses menaces sur les intérêts économiques grecs et chypriotes, le secrétaire d'État chargé des Affaires européennes a appelé l'UE à faire montre de fermeté à l’égard d’Ankara.

Invité des 4 Vérités de France 2 ce jeudi 1er octobre, le secrétaire d'État chargé des Affaires européennes Clément Beaune s'est exprimé sur l'idée de sanctions contre la Turquie.

«Il faut qu'enfin l'Europe soit ferme à l'égard de la Turquie», avance-t-il.

Il a signalé que les sanctions ne devraient pas être le seul outil d'action contre la Turquie, citant à titre d'exemple la présence militaire de la France et de partenaires européens lors «des provocations dans les eaux de Chypre et de la Grèce».

«Il y a eu longtemps une naïveté, voire une faiblesse coupable européenne, à l'égard de la Turquie. Pourquoi? Parce que l'on est dépendant sur l'immigration, parfois sur l'énergie. Il faut à long terme mettre fin à cette dépendance. À court terme, il faut donner des signaux de fermeté», poursuit-il.

Nécessité d'une «posture de fermeté concrète»

Concernant les sanctions, «cela peut être, on l'a déjà fait dans le passé, contre des responsables des sociétés qui forent des hydrocarbures dans les eaux de Chypre», indique Clément Beaune.

Selon lui, il n'existe pas une seule mesure magique, ce qu'il faut «c'est une posture de fermeté concrète, crédible, d'où les exercices militaires [de cet été], d'où nos discussions avec la Turquie».

«La Turquie n'a pas vocation à rentrer dans l'UE. Ce processus d'adhésion est fictif, il est gelé, même s'il existe encore sur le plan formel», conclut-il.

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Tags:
sanctions, Union européenne (UE), Turquie
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