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Après l’assassinat de Samuel Paty, de nombreux manifestants se sont rassemblés le 18 octobre place de la République à Paris pour lui rendre hommage. Mais l'ambiance s’est tendue lorsque la présidente de l’UNEF est montée à la tribune. Huée et traitée avec les autres militants de «collabos», elle a peiné à terminer sa brève intervention.

La prise de parole de Mélanie Luce, présidente de l’UNEF (Union nationale des étudiants de France), a fait monter la tension parmi les plusieurs milliers de personnes rassemblées dimanche 18 octobre place de la République à Paris pour rendre hommage à Samuel Paty, assassiné le 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine.

​«Collabos, collabos, collabos!», scandent inlassablement plusieurs personnes sur la séquence. Valeurs actuelles cite également des «dégagez!» et «traîtres à la laïcité!» lancés par des manifestants.

Accompagnée par des huées et des sifflets, l’intervenante a eu du mal à terminer sa brève allocution malgré les vaines tentatives d’un des organisateurs de ramener au calme le public.

Des polémiques autour de l’organisation

Cela fait plusieurs années que l’organisation fait l’objet de nombreuses polémiques et se voit notamment reprocher d’avoir renoncé au combat pour la laïcité. Ainsi, des députés Les Républicains (LR) et une élue La République en marche (LREM) avaient quitté le 17 septembre une audition à l'Assemblée sur le Covid-19 et la jeunesse pour protester contre la présence d'une syndicaliste étudiante portant le voile, écrit l’AFP.

Après la prise de parole des syndicalistes étudiants, le député du Pas-de-Calais (LR) Pierre-Henri Dumont, faisant un «rappel au règlement», s'était indigné du voile porté par la vice-présidente de l'UNEF, Maryam Pougetoux, en estimant qu'il s'agissait d'un «acte communautariste délibéré» qui enfreignait «le principe de laïcité auquel doit s'astreindre notre Assemblée».

En outre, Maryam Pougetoux avait été au cœur d'une polémique en 2018 lorsque plusieurs personnalités politiques, dont Marlène Schiappa alors secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, avaient critiqué l'UNEF, syndicat étudiant de gauche, pour avoir désigné une étudiante voilée comme porte-parole.

Caricatures de Mahomet

Un «attentat islamiste caractérisé», selon Emmanuel Macron, a eu lieu le 16 octobre vers 17h à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines. Samuel Paty, enseignant de 47 ans, a été retrouvé décapité non loin de son collège du Bois d’Aulne, ceci pour avoir montré des caricatures de Mahomet lors de ses cours sur la laïcité et la liberté d’expression.

Le terroriste, d’origine tchétchène, a été neutralisé par la police avec plusieurs coups de feu et a succombé à ses blessures.

Dans le cadre de l’enquête, 11 personnes sont actuellement en garde à vue. Un hommage national se déroulera le 21 octobre pour honorer la mémoire du professeur.

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Samuel Paty, Union nationale des étudiants de France (UNEF), Paris, France
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