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Jugeant que le préfet de police de Paris, Didier Lallement, est incapable d’assurer la sécurité des Parisiens, plus de 70 élus de la ville ont réclamé son départ dans un courrier adressé au Président de la République.

Plus de 70 élus parisiens ont demandé la démission du préfet Didier Lallement dans un courrier adressé à Emmanuel Macron. En évoquant certains incidents impliquant les forces de l’ordre, ils estiment que celui-ci n’arrive pas à assurer la sécurité.

«Nous demandons, M. le Président, le départ de M. Lallement du poste de préfet de police de Paris», indiquent ces élus écologistes, communistes et membres des groupes Nous Démocratie et Générations.

Selon eux, «la présence de M. Lallement au poste de préfet de police de Paris non seulement n'est pas, comme l'exigerait sa fonction, une garantie de protection de la sécurité des Parisien.ne.s, mais plus encore, les met en danger».

Accusations

Afin d’appuyer leur propos, les élus citent l’évacuation du campement de migrants à Saint-Denis le 17 novembre et celui de la place de la République le 23 novembre, l’interpellation du producteur Michel Zecler, ainsi que l’insuffisance des moyens pour maîtriser les casseurs lors de la manifestation contre la loi Sécurité globale du 5 décembre malgré le fait que les forces de l'ordre étaient «positionnées en nombre important sur le parcours» du cortège.

Le préfet Lallement est jugé responsable des violences policières qui proviennent «d’une doctrine de maintien de l’ordre» et qui ne relèvent pas uniquement de la responsabilité des agents impliqués.

«Avec 72 de mes collègues élu.e.s à Paris, nous disons qu'il y a de graves manquements dans la stratégie de maintien de l'ordre dans la capitale. Là où nous attendons de l'ordre et de l'apaisement, nous avons du désordre et des tensions», a écrit David Belliard, maire-adjoint en charge des Transports. Et de conclure: «Le préfet Lallement doit démissionner».

Ce que dit le ministère de l’Intérieur

Auparavant, le ministère de l’Intérieur et la préfecture avaient déclaré auprès de Libération qu’il avait octroyé un soutien financier aux policiers mis en cause dans le cadre de l’affaire Zecler. Cette aide prévoit une prise en charge des frais de justice par la collectivité publique et «symbolise l’expression de la solidarité nationale».

Après l’évacuation polémique des migrants de la place de la République, Gérald Darmanin avait affirmé renouveler sa confiance envers Didier Lallement, jugeant cette opération «totalement légitime».

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Tags:
sécurité, Paris, Emmanuel Macron, police, Didier Lallement
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