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Avec quatre différents vaccins anti-Covid désormais autorisés dans l’Hexagone, certains Français s’inquiètent de la multiplicité des solutions mises sur le marché. La présidente de la Haute autorité de santé a ainsi voulu rassurer sur Europe 1 en affirmant que c’est un avantage considérable pour arriver au bout de la pandémie.

Alors que le vaccin anti-Covid du laboratoire américain Johnson & Johnson a reçu le 12 mars le feu vert de la France, quatre solutions sont désormais autorisées dans le pays. Face à cette profusion de vaccins et une polémique autour d’éventuels effets secondaires graves, certains Français s’inquiètent.

Dominique Le Guludec, présidente de la Haute autorité de santé (HAS), a déclaré dans une interview accordée à Europe 1 qu’«il ne fallait pas s’interroger mais se réjouir» de cette situation.

Elle estime que la diversité des produits disponibles est «un atout de taille» pour mettre un terme à la pandémie.

«Chaque vaccin a ses propriétés particulières. Le monde entier en a besoin, je considère cela comme une chance», a assuré Mme Le Guludec.

«Évidemment, un certain nombre de laboratoires ont essayé, tous n’ont pas réussi… ou pas réussi tout de suite», a-t-elle ajouté auprès du média, s’attendant à l’arrivée de nouveaux vaccins candidats à la mise sur le marché.

En effet, Sanofi et Translate Bio ont annoncé le 12 mars avoir initié un essai clinique de phase I/II pour leur deuxième candidat-vaccin contre le Covid-19.

«On aura besoin de tous les vaccins. Nous examinerons le dossier Sanofi dès qu’il arrivera pour déterminer sa place dans la stratégie vaccinale», a indiqué la présidente de la HAS.

Elle a également affirmé que les cas de «thromboses» chez les personnes vaccinées ne semblaient pas supérieurs à ceux survenant au sein de la population générale.

«Il y a une pharmacovigilance excellente en Europe, qui fait remonter tous les événements», a-t-elle expliqué concernant la suspension du vaccin d’AstraZeneca en Islande, au Danemark et en Norvège à cause de l’apparition d’effets secondaires jugés graves. La responsable a précisé que les autorités sanitaires des pays nordiques n’ont pas établi de lien formel entre les cas d’embolies pulmonaires et la vaccination, mais invoquaient le principe de précaution.

En outre, elle a noté que chaque vaccin présentait des spécificités. À propos de celui du laboratoire Johnson & Johnson, Mme Le Guludec a souligné son efficacité remarquable contre les différents variants du coronavirus.

«On a eu quand même des vaccins efficaces en un an, c’est vraiment une prouesse», a-t-elle conclu.

Quatre vaccins autorisés

Les Français peuvent pour l’instant utiliser quatre différents vaccins. Celui de BioNTech/Pfizer a été le premier à avoir le feu vert de la HAS le 24 décembre.

Le deuxième à avoir pu être utilisé en France est celui développé par la société américaine Moderna, qui a été autorisé par la HAS le 8 janvier.

Et début février, la Haute Autorité de santé a autorisé l'utilisation du vaccin d’AstraZeneca. Depuis le 1er mars, cette solution peut être administrée en France sans aucune limite d'âge, depuis l’annonce d’Olivier Véran.  Tandis que plusieurs pays européens ont suspendu par précaution l’utilisation du vaccin britannique au cœur de la polémique sur ses possibles effets secondaires, la France a réaffirmé son intention de continuer à s’en servir car le rapport bénéfice-risque reste positif. L’Agence européenne des médicaments (EMA) n’a émis aucune réserve concernant ce sérum.

Le vaccin monodose contre le Covid-19 du laboratoire américain Johnson & Johnson est ainsi le quatrième autorisé en France.

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Haute autorité de santé (HAS), Johnson & Johnson, Moderna, Pfizer, AstraZeneca, vaccination, vaccin, Covid-19, France
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