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«De nouvelles décisions» vont être prises pour les régions Île-de-France et Hauts-de-France, a annoncé le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. Pour lui, il s’agit presque d’une «nouvelle épidémie» vu les variants du virus.

Le Premier ministre Castex annoncera de nouvelles mesures en Île-de-France et Hauts-de-France lors d’une conférence de presse jeudi, a déclaré Gabriel Attal à l'issue d’un conseil de défense qui a conclu que «de «nouvelles décisions» étaient nécessaires.

«Avec les variants, c'est presque une nouvelle épidémie qui a commencé», a indiqué le porte-parole du gouvernement.

Il faut «prendre, dans les territoires les plus touchés, des mesures supplémentaires» alors que «la situation épidémique se dégrade», a-t-il souligné.

Les restrictions devraient entrer en vigueur à partir du week-end prochain. Des concertations seront organisées dans ces régions et dans les départements contigus à ces régions «pour recueillir l'avis des élus sur les mesures envisagées», a-t-il ajouté.

Le taux d'incidence en France a connu une hausse «de près de 20% ces derniers jours», a constaté le porte-parole du gouvernement.

«Le moment est venu»

Interrogé sur BFM TV, Jean Castex a confirmé le 16 mars que «le moment était venu d’envisager des dispositions pour la région francilienne.

Dans une «phase d'accélération», l’épidémie «n'est pas sous contrôle» en Île-de-France, a estimé sur RTL Martin Hirsch, directeur de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

«Le taux d'incidence est supérieur à 400. Il y a autant de malades en réanimation aujourd'hui qu'il y en avait au pic de la deuxième vague», a-t-il précisé.

Vaccination et AstraZeneca

Si l’objectif de 10 millions de Français vaccinés d’ici mi-avril est maintenu, la question du vaccin d’AstraZeneca reste encore en suspens.

Selon Gabriel Attal, les données de l’Agence européenne des médicaments (EMA) «sont rassurantes», alors que les effets secondaires du vaccin, que Jean Castex s’est dit prêt à se faire inoculer, «sont très rares».

À l’issue d’un entretien téléphonique, le Premier ministre italien Mario Draghi et Emmanuel Macron ont exprimé leur détermination à «reprendre rapidement» l'administration du vaccin si l’EMA confirme sa sûreté sanitaire.

M.Attal a de son côté dit espérer que la France pourrait «reprendre sans délai la vaccination de plus belle et avec une sérénité, nous l'espérons, renforcée».

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Gabriel Attal, Covid-19, France
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