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Dans un documentaire sur le sexisme au sein du journalisme sportif, les scènes mettant en cause le chroniqueur Pierre Ménès dans deux affaires de violences sexuelles ont été coupées au montage par Canal+. Face à la polémique, Pierre Ménès a pu s’exprimer sur le plateau de TPMP. Mais ses explications ne satisfont guère.

Un nouveau documentaire signé Marie Portolano et Guillaume Priou fait grand bruit depuis sa diffusion sur Canal+ ce 21 mars. Intitulé «Je ne suis pas une salope, je suis journaliste», il donne la parole à une vingtaine de journalistes sportives, qui racontent les difficultés qu’elles ont pu rencontrer en travaillant dans ce milieu majoritairement masculin.

Sexisme, harcèlement, explosion des critiques avec l’arrivée des réseaux sociaux, doutes quant à leurs capacités: Marie Portolano a livré un reportage édifiant… Pourtant, il aurait dû être bien pire, puisque le montage initialement prévu était tout autre. Afin de protéger le chroniqueur Pierre Ménès, le montage final a été modifié et des scènes le mettant en cause ont été supprimées à la demande de la direction de Canal+, selon les informations du site Les Jours, confirmées par Le Parisien.

Une censure qui semble avoir l’effet contraire, illustrant le fameux effet Streisand: les réseaux sociaux se sont emparés de l’affaire, relançant des extraits d’émissions passées plus qu’embarrassants pour Pierre Ménès. Plusieurs scènes où celui-ci force des journalistes à l’embrasser ont fait le tour des réseaux sociaux.

Invité de Cyril Hanouna ce 22 mars, l’analyste sportif a livré sa version des faits. Son échange avec Marie Portolano a été diffusé. S’il dit regretter ses propos, ses explications n’ont pas calmé ses détracteurs. Le #PierreMenesOut appelle à son départ.

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Tags:
France, agressions sexuelles, sport, sexisme
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