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La jeune femme qui a déposé une main courante contre Juan Branco déclare qu’il lui a «proposé un opiacé». Sans en ressentir les effets, elle a ensuite «essayé de lutter» dès qu’il a tenté de l’embrasser. Des propos qui contredisent la version du médiatique avocat, lequel défend une «relation respectueuse».

Après la publication Facebook où Juan Branco se confie sur sa relation avec une jeune femme de 20 ans qui l’a finalement accusé de viol, la partie plaignante a pris la parole.

C’est Mediapart qui relaye sa version de ce rendez-vous qui s’est terminé, le 27 avril, dans l’appartement du médiatique avocat, notamment connu pour avoir défendu l’artiste russe Piotr Pavlenski dans l’affaire de sextape de Benjamin Griveaux.

«Il m’a proposé de la lamaline, un opiacé. Vers minuit, nous en avons pris», a raconté auprès des enquêteurs la jeune femme, alors que cette information ne figurait pas dans la version de Juan Branco.

Elle a expliqué qu’il avait agi par la suite sous l’emprise de la drogue, elle-même n’en ayant ressenti aucun effet. Il a pris l’initiative de «flirter» alors qu’elle restait sur la réserve, lui a pris la main et a tenté de l’embrasser, ce qu’elle a refusé.

«J’ai essayé de lutter»

Juan Branco s’est alors transformé en enfant et l’a chatouillée et poussée, toujours selon la partie plaignante. Même après son refus d’aller plus loin, l’avocat lui a «léché l’oreille».

Elle avait de plus du mal à s’opposer à lui physiquement:

«J’ai essayé de lutter, mais il m’a dit que ça l’excitait».

Tandis que l’avocat de 31 ans insistait auprès du Parisien sur une «relation respectueuse», la plaignante a tranché qu’il paraissait déchaîné et a dit qu’elle ne souhaitait pas avoir de rapport sexuel:

«J’avais peur qu’il devienne violent».

Finalement parvenu à ses fins, il a semblé se calmer, toujours d’après la plaignante.

Or, selon la version de Juan Branco, en le quittant le matin, la jeune femme l’a embrassé «sur le visage, sur les lèvres, lui a souri», mais le soir est repassée récupérer ses affaires «froide et troublée».

«Elle m’a alors dit qu'elle était allée à la police le lendemain. Qu’elle avait déposé une main courante, car deux amies à qui elle avait parlé le lui avaient suggéré», a-t-il précisé.

Enquête ouverte

Une enquête pour viol a été ouverte par le procureur de la République, laquelle a été confiée à la police judiciaire, au 1er DPJ. À cet égard, Me Yassine Bouzrou, l’avocat de Branco, a dénoncé «la célérité exceptionnelle dans l'ouverture d'une enquête» par le parquet de Paris.

Selon Le Point, Juan Branco a «demandé» à être entendu rapidement, mais, contacté par le quotidien, n’a pas encore répondu à ses sollicitations.

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Tags:
plainte, drogue, viol, Juan Branco, France
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