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Les Français ne sont pas suffisamment préparés en cas d'accident nucléaire, estime l’Anccli, organisme chargé d'informer la population sur les activités nucléaires. Les personnes habitant à moins de 20 kilomètres d'une centrale n'ont pas reçu leurs comprimés d'iode en 2020, et les exercices d'évacuation n’ont pas eu lieu, déplore un rapport.

Alors que l’Hexagone est l’un des pays les plus nucléarisés au monde, les Français ne sont pas bien préparés au risque d'accident et il est urgent de réviser cela. Tel est la conclusion d’un récent rapport de l'Association nationale des comités et commissions locales d'information (Anccli), qui informe sur les activités nucléaires.

​L'association a émis un cri d'alarme, en publiant, ce 4 mai, un rapport qui pointe les défaillances du plan d'urgence nucléaire et en tenant par ailleurs une conférence de presse dont des extraits ont été publiés en temps réel sur son compte Twitter.

Elle rappelle notamment «l’importance de jouer et rejouer la mise à l’abri et l’évacuation lors des exercices de crise».

​Et «pense qu’il faut tirer les leçons de la crise sanitaire du Covid-19 pour anticiper la protection des populations en cas d’accident nucléaire».

«Il y a une non-préparation des Français à une crise nucléaire majeure», a dénoncé ce mardi au micro d'Europe 1 Jean-Claude Lalonde, président de l'Anccli. Et de rappeler que chaque Français habitait à moins de 200 kilomètres d'une centrale.

Pas de distribution de comprimés d’iode

Ceux habitant dans un rayon de 20 km autour d'une centrale nucléaire «auraient dû recevoir l'an dernier un courrier pour aller retirer en pharmacie des pastilles d'iode», précise la radio. 75% de la population concernée n'a jamais réceptionné ledit courrier. Idem pour les exercices d'évacuation. Une chose «inacceptable» pour M. Lalonde.

​Des comprimés ou pastilles doivent être pris en cas d'accident pour saturer la thyroïde en iode stable et éviter que celui radioactif respiré ou ingéré ne se fixe sur les organes.

«Il faut développer la conscience du risque nucléaire», a souligné Jean-Claude Lalonde lors de la conférence de presse.

​L'Anccli appelle à ce que les élus locaux, comme la loi le précise, soient associés au plan d'urgence nucléaire. La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, alors députée, avait pointé du doigt cette défaillance en 2018 mais pour le moment le sujet ne figure pas à son agenda, précise Europe 1.

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Tags:
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