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Policière poignardée près de Nantes - mai 2021 (8)
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Fiché pour radicalisation et diagnostiqué «schizophrène sévère», l’individu qui a grièvement blessé au couteau une policière près de Nantes et a séquestré une femme pendant sa fuite, s’est attiré, de façon inattendue, des descriptions positives sur son comportement de la part de ses voisins.

À en croire plusieurs témoignages collectés par Le Parisien, avant de passer à l’acte et d’être abattu, Ndiaga Dieye, l'agresseur de la policière à La Chapelle-sur-Erdre, était calme et ne donnait pas l’impression d’une personne qui s’apprête à commettre un crime.

Malgré son profil de radicalisé et de «schizophrène sévère», comme l’avait annoncé Gérald Darmanin, un voisin qui dit l’avoir croisé le matin du drame a déclaré que l’homme était «cool, détendu, souriant».

Il se souvient d’ailleurs que Ndiaga Dieye avait précédemment fait part de ses problèmes psychiatriques et que des voisins l’entendaient «parler tout seul, fort, la nuit». Cependant, il souligne que c’était un homme «gentil».

Un autre témoin a également répété à Ouest-France que Ndiaga Dieye «était calme». L’homme précise avoir «pris peur» seulement après l’avoir vu armé.

D’après une source de l’AFP proche du dossier, aucun témoin n'avait vendredi «évoqué une éventuelle revendication de l'assaillant» de type terroriste.

Dégradation psychologique

S’exprimant hier devant les journalistes, Gérald Darmanin a annoncé qu’après sa sortie de prison, il avait été signalé en 2016 pour «une pratique rigoriste de l’islam et pour radicalisation» et avait été diagnostiqué «schizophrène sévère». Le ministre a souligné que l’homme avait suivi un traitement médical et avait fait l'objet d'un suivi sanitaire.

Une source proche de l’enquête a confié au Parisien que l’auteur de l’attaque «avait un profil psychiatrique très lourd de schizophrénie avec des fortes phases de décompensation» et que «toutes les phases radicales qui ont été détectées par le passé étaient corrélées à des phases psychiatriques».

De son côté, une source proche du dossier a déclaré à l’AFP que «la radicalisation en prison est fortement liée à la maladie psy». Quant au caractère de sa radicalisation, l’homme avait, d’après Le Parisien, une propension à dormir au sol de sa cellule ou utilisait le terme de «kouffar» (mécréants) pour désigner les non-musulmans.

L'ancien avocat de l'agresseur, Me Vincent de la Morandière, qui l'avait défendu dans plusieurs dossiers, a expliqué à l'AFP «avoir vu une dégradation psychologique au fur et à mesure des incarcérations. À un moment donné, ça devenait difficile de discuter avec lui».

Vendredi 28 mai, une policière a été attaquée au couteau dans les locaux de la police municipale à La Chapelle-Sur-Erdre, près de Nantes. L’assaillant a été abattu après un échange de tirs avec les forces de l’ordre. La fonctionnaire a été touchée au niveau de la jambe, mais ses jours ne sont plus en danger.

Dossier:
Policière poignardée près de Nantes - mai 2021 (8)

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police, agression, Nantes, France
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