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La préfecture d’Ille-et-Vilaine, où une fête sauvage non-autorisée a pris place dans la nuit de vendredi à samedi, annonce la fin de l’évacuation des lieux. Au cours de l'opération, les forces de l’ordre ont eu recours au gaz lacrymogène.

Emmanuel Berthier, préfet d’Ille-et-Vilaine, a fait part ce samedi de l'évacuation de la fête sauvage à Redon. Lors de l'opération, les forces de l’ordre ont eu recours au gaz lacrymogène.

«L'opération a duré 45 minutes, elle a permis la neutralisation de l’ensemble des dispositifs de diffusion de son, présents sur le site», a déclaré le préfet avant de préciser que l'évacuation s’est déroulée dans «d'excellentes conditions de sécurité» et «a mobilisé de très nombreux personnels».

L'opération n’a pris fin qu'après l’usage massif de gaz lacrymogène, des vidéos sur place montrant un épais nuage recouvrant la zone de l'évacuation.

Sept blessés supplémentaires

Selon M.Berthier, lors de l'évacuation de cet après-midi, sept personnes ont été légèrement blessées, dont six parmi les forces de l'ordre. Cela porte le nombre de blessés parmi ces dernières à 11, cinq gendarmes ayant été touchés lors de l'opération de nuit, dont deux ont été hospitalisés.

Côté fêtards, le nombre total de blessés s'élève désormais à trois: deux participants ont été blessés dans la nuit, dont un grièvement qui a perdu sa main, et un cet après-midi.

Le préfet a salué les forces de l’ordre qui sont intervenues, selon lui, avec «une très grande maîtrise de la force». Cet avis n’est pas partagé par plusieurs fêtards. Interviewés ce matin par Sputnik, certains d’entre eux ont jugé que l'usage de la force par la gendarmerie avait été «excessif». Évoquant la personne dont la main a été arrachée lors des affrontements cette nuit, ils ont déclaré que, vu la force qui a été utilisée, «cela ne pouvait que mal finir». Pour eux, la rave party en question n’a été qu’«un concert pacifique face à des personnes armées».

La porte-parole de la gendarmerie nationale Maddy Scheurer, invitée ce samedi matin sur BFM TV, a tout de même rappelé que les fêtards de Redon étaient armés de «cocktails Molotov» ainsi que de «boules de pétanque».

Une fête non-autorisée

La fête qui a réuni quelque 1.500 personnes a été organisée en dépit d’un arrêté du préfet interdisant tout rassemblement festif à caractère musical. Selon des participants, lors de la rave party, ils ont voulu, entre autres, rendre hommage à Steve Maia Caniço, mort en 2019 en pleine intervention policière pendant la Fête de la musique à Nantes.

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Tags:
Bretagne, gaz lacrymogènes
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