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    L'accord nucléaire iranien divise le Congrès US

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    L'opposition républicaine espère toujours bloquer l'accord historique, mais ses chances sont désormais minces.

    Les discussions sur l'accord nucléaire iranien qui se tiennent actuellement au Congrès US ne sont pas encore terminées, mais ses partisans crient d'ores et déjà victoire.

    Le délai de 60 jours, défini par les législateurs américains afin d'examiner l'accord sur le nucléaire iranien, expire le 17 septembre. Il était envisagé que d'ici cette date, les deux chambres du Congrès se prononcent sur la résolution visant à rejeter l'accord global avec l'Iran. Néanmoins, dans le contexte politique actuel cela semble impossible — ayant récolté le nombre suffisant de voix au Sénat la semaine passée, les Démocrates ont décidé de ne pas soumettre la résolution au vote.

    Ce dénouement peut être considéré comme une véritable victoire politique du président américain Barack Obama, qui s'est déjà félicité de ce "pas en avant historique ".

    "Le Sénat s'est prononcé pour la coopération entre les Etats-Unis et leurs partenaires internationaux en ce qui concerne la réalisation de l'accord, qui ne permettra pas à l'Iran de se doter des armes nucléaires", a déclaré le chef de l'Etat américain.

    Pourtant, l'opposition républicaine assure que la lutte n'est pas finie et continue à chercher à torpiller la réalisation de l'accord conclu avec l'Iran.

    Les Républicains vont utiliser tous les outils dont ils disposent afin de bloquer l'accord nucléaire iranien, a fait savoir John Boehner, président de la Chambre des représentants des États-Unis.

    Il semblerait pourtant que les opposants à l'accord n'aient plus aucune chance, les Démocrates ayant déjà obtenu le nombre de voix nécessaires afin de contrer toute tentative de rejeter l'accord historique.

    L'administration présidentielle estime pour sa part qu'il est toutefois nécessaire de continuer les discussions sur le programme nucléaire iranien, mais dans l'objectif de renforcer l'accord, et non pas de le briser. Selon les fonctionnaires, il convient d'évoquer les modalités concrètes qui permettraient d'assurer le respect de l'accord par toutes les parties prenantes sans déstabiliser la situation au Proche-Orient sur fond de renforcement attendu des positions de l'Iran dans la région.

    Il est à noter que dans le même temps, l'administration de Barack Obama insiste sur le respect des délais établis auparavant.

    Le 14 juillet dernier, les représentants de l'Iran et des six grandes puissances (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) ont finalement trouvé un compromis lors des négociations à Vienne, après 17 jours de pourparlers.

    Selon le projet de l'accord, l'Iran aura désormais accès au commerce international, aux technologies et aux ressources financières et énergétiques. L'UE envisage de développer sa collaboration avec l'Iran dans les domaines du commerce, des crédits et des investissements. Dans le même temps, les grandes puissances ont maintenu l'embargo de l'ONU sur les armes à destination de l'Iran pour une durée de cinq ans, ainsi que l'embargo sur les missiles pour huit ans.

     

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    accord iranien, vote, députés, accord, nucléaire, Congrès des États-Unis, Barack Obama, Washington, Iran, États-Unis
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