International
URL courte
4216
S'abonner

La Fédération des travailleurs du service des eaux et de l'assainissement du Pérou (FENTAP) a annoncé une grève générale de deux jours pour s’opposer à l’initiative du gouvernement de privatisation de l’eau potable à Lima, a annoncé Manuel Dammert, député de gauche au parlement péruvien.

Le secrétaire général de la FENTAP, Luis Izarra, a noté que les travailleurs ne sont pas d'accord avec cette initiative car ce pas du gouvernement peut donner lieu à une augmentation considérable des tarifs, ce qui à son tour peut provoquer une pénurie d'eau dans les quartiers pauvres où habitent 700.000 personnes. Et le manque d'eau entraîne des problèmes avec les canalisations.

En argumentant sa position, M. Izarra a donné l'exemple de la ville de Tumbes, située au nord de la côte péruvienne, où après la privatisation, les tarifs de l'eau ont augmenté de manière excessive forçant certains habitants à refuser leur approvisionnement en eau. La couverture de la population en eau est tombée de 82,7 à 80,22%, a rapporté l'agence de presse Prensa Latina.

Eau douce
© Sputnik . Konstantin Chalabov

Lima est située dans la zone subtropicale, où l'humidité atteint 98%. En outre, les pluies y sont rares — seulement 33 cm par an. C'est pourquoi le problème de l'approvisionnement en eau est particulièrement sensible pour les habitants de la ville.

Il y a quelques années, les scientifiques de l'Université péruvienne de génie et de la technologie (UTEC) en collaboration avec l'agence de marketing Mayo Draft DCB ont élaboré des panneaux spéciaux, qui peuvent recueillir l'humidité de l'air grâce à la condensation et la transformer en eau potable. En trois mois, les panneaux ont recueilli 9.500 litres d'eau pour les Péruviens.

 

Lire aussi:

Des tombes appartenant aux prédécesseurs des Incas découvertes au Pérou
Pérou: un hôtel garanti "sensations fortes"
Pérou: Moscou livre un premier lot d'hélicoptères
Tags:
pauvreté, pénuries, cataclysme, travail, grève, eau, Pérou
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook