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Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, décrypte dans un entretien à Sputnik l'attitude critique de l'Occident envers la Russie et la Turquie.

Traitant la Russie et la Turquie en pays de sonde catégorie, l'Occident ne peut tolérer ni la critique émanant de leur part, ni la droiture qui distingue les chefs de ces deux Etats, considère le chef de la diplomatie turque.

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu
© Sputnik
Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu

"C'est là que réside la raison de l'animosité de plusieurs pays et hommes politiques à l'égard du président russe Vladimir Poutine. M. Poutine leur dit tout droit la vérité, la vérité sur leurs erreurs et les mécompte. Et eux, ils traitent la Russie et la Turquie en pays de deuxième zone et s'irritent car ces pays de «seconde classe» osent les critiquer. Ils considèrent qu'eux seuls ont cette prérogative de dire ce genre de choses ouvertement. Pour cela, une fois confrontés à la droiture et à la fermeté de l'Occident ils éprouvent une vive préoccupation et anxiété", a-t-il déclaré dans un entretien à Sputnik.

Et d'ajouter que tant qu'ils ne changent pas leur attitude, cette anxiété perdurera.

"Je le dis depuis longtemps, une telle attitude à l'égard de la grande Russie est irrationnelle et irréaliste. Les tentatives d'effrayer, de dédaigner, de minimiser l'importance de la Russie ne conduiront nulle part. Il en est de même pour la Turquie. Ils ont réduit les Jeux olympiques de Sotchi avec toute leur envergure à un seul sujet qui est le droit des minorités sexuelles. On ne peut pas réduire les relations avec un pays aussi grand et énorme que la Russie à une seule question", a-t-il poursuivi, avant de conclure que cette attitude ne promettait rien de constructif.

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Tags:
minorités, relations, JO-2014 de Sotchi, Mevlut Cavusoglu, Recep Tayyip Erdogan, Vladimir Poutine, Occident, Turquie, Russie
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