Ecoutez Radio Sputnik
    Ghouta

    Attaque chimique de la Ghouta: la Syrie accuse la France

    © AFP 2019 Bassam Khabieh
    International
    URL courte
    1505379

    Le représentant syrien à l’Onu estime que les services de renseignement français sont responsables d’un bombardement au gaz sarin qui s’est produit il y a trois ans dans la Ghouta et a tué environ 1.500 personnes.

    L'attaque à l'arme chimique qui a frappé la région de Damas en 2013 a été organisée par le renseignement français, a déclaré Bachar al-Jaafari, représentant syrien auprès des Nations unies, cité par le quotidien britannique The Independent.

    Selon le responsable, celle-ci s'inscrivait dans un projet visant à détourner l'attention des inspecteurs de l'Onu chargés d'examiner l'utilisation d'armes chimiques lors d'un autre incident, imputé aux rebelles.

    "L'utilisation d'armes chimiques dans la région de Damas était destinée à empêcher Oke Selstrem (chef du groupe des inspecteurs, ndlr) de se rendre à Alep, car (la France, ndlr) savait qui avait utilisé des armes chimiques à Alep", a indiqué M. al-Jaafari.

    "Ils voulaient empêcher Selstrem d'atteindre Alep par tous les moyens, de ce fait, ils ont utilisé des armes chimiques à Damas, avec l'implication du renseignement français", a-t-il poursuivi.

    Le représentant français auprès des Nations unies a de son côté qualifié les accusations d'absurdes.

    L'attaque chimique survenue le 21 août 2013 dans la Ghouta orientale (terres cultivées qui entourent la capitale syrienne et qui constituent une oasis dans le désert de Syrie, ndlr) a coûté la vie à environ 1.500 personnes.

    Lire aussi:

    Lavrov: les conséquences de frappes US contre la Syrie auraient pu être dévastatrices
    A quelles conditions la Turquie pourrait-elle fermer sa frontière avec la Syrie?
    Versailles sous des nuages épais de fumée à cause d'un incendie (vidéos)
    Tags:
    Ghouta orientale, renseignement, armes chimiques, Syrie, France
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik