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    Le bâtiment du gouvernement russe du service de sécurité d’Ukraine

    "Le SBU recourt à des enlèvements et à des emprisonnements illégaux"

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    Les ONG Human Rights Watch (HRW) et Amnesty International (AI) affirment que le Service de sécurité d’Ukraine dispose de centres de détention cachés, dont l’un se trouve à Kharkiv, d’où les défenseurs des droits de l’homme ont récemment libéré 13 personnes parmi les 18 qui y étaient détenues.

    "Les nouvelles donnés récupérées confirment que le Service de sécurité d'Ukraine (SBU) recourt à des enlèvements illégaux et à des emprisonnements illicites", a publié HRW sur son site officiel.

    Rappelons que les premiers rapports portant sur ces pratiques ont été rendus public par HRW le 21 juillet dernier. Toujours est-il que ces informations n'ont été confirmées qu'assez récemment suite à la libération de treize personnes détenues illégalement par le SBU, dont notamment une femme.

    "La libération de treize personnes détenues par le SBU constitue sans aucun doute une bonne nouvelle. Cependant, ni leur détention ni leur libération n'ont été confirmées officiellement, non plus que l'existence d'une telle pratique. Le fait que le SBU persiste à nier ces enlèvements illégaux contribue à renforcer davantage l'absence de légalité et l'impunité face à toute violation des droits fondamentaux de l'homme", fustige Tatjana Lokchina, une chercheuse au sein de HRW.

    "Les agents du SBU les emmenaient de Kharkiv dans un microbus blindé. Certains ont été déposés aux alentours de Krematorsk (environ 170 km au sud-est de Kharkiv), d'autres aux environs de Droujkovka (15 km au sud). Dans la foulée, les anciens détenus ont récupéré leur passeport et ont reçu entre 50 et 200 grivnas "pour le voyage". En outre, on leur a dit qu'ils devraient passer sous silence ce qui leur était arrivé, sous la menace de graves représailles", souligne le rapport de HRW.

    L'ONG indique également que cinq personnes demeurent toujours détenues par le SBU, dont trois se trouvent en prison depuis au moins 17 mois.

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    Tags:
    enlèvement, détention, prison, Human Rights Watch (HRW), Amnesty International, Kharkov, Ukraine
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