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    Situation en Syrie

    Le rôle de la CIA dans le plan B de Washington pour la Syrie

    © Sputnik . Mikhail Voskresensky
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    La Maison Blanche, fortement préoccupée par l’offensive des forces du régime à Alep, envisage divers scénarios afin de l’arrêter.

    Le rôle de la CIA et de ses partenaires régionaux est au centre des débats, communique le Wall Street Journal (WSJ) se référant à des fonctionnaires de l'administration américaine. La question est de savoir s'il faut autoriser l'agence et les groupes rebelles qui lui sont liés à pilonner les positions de l'artillerie des forces gouvernementales.

    La Maison Blanche s'oppose catégoriquement aux livraisons à l'opposition des lance-missiles portables. Les représentants de l'administration déclarent cependant que les débats concernent la fourniture de systèmes « moins mobiles » en vue de diminuer le risque de les voir tomber entre les mains de terroristes.

    Outre les initiatives concernant la CIA, Washington envisage des fournitures d'armes de haute précision par le biais de ses partenaires régionaux, notamment la Turquie et l'Arabie saoudite.

    « Certains fonctionnaires estiment que l'occasion (de prendre ces mesures, ndlr) a été manquée et que l'administration doit envisager des actions militaires directes des États-Unis contre le régime d'el-Assad », signale l'article du WSJ.

    Pourtant, beaucoup dans l'administration s'opposent à l'idée d'une ingérence armée directe, craignant les risques d'un conflit avec la Russie.
    Des conseillers militaires de Barack Obama et des représentants des services de renseignement appellent, depuis février, le président américain à mettre au point un plan alternatif d'aide à l'opposition syrienne, écrit le quotidien, tout en constatant l'existence, depuis 2013, d'un programme secret de soutien des rebelles syriens prévoyant des livraisons d'armes.

    Selon le WSJ, le directeur de la CIA John Brennan et le secrétaire à la Défense Ashton Carter sont les principaux partisans du recours à la force.

    Mercredi, le département d'État a annoncé que le secrétaire d'État John Kerry a informé par téléphone son homologue russe Sergueï Lavrov que les États-Unis étaient disposés à suspendre les communications bilatérales avec la Russie sur la Syrie, plus particulièrement relatives à la mise en place d'un centre conjoint « si la Russie ne prend pas des mesures immédiates en vue d'arrêter l'offensive à Alep et de rétablir le régime de trêve ».

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    Tags:
    accord russo-américain de trêve en Syrie, offensive, trêve, CIA, John Brennan, Ashton Carter, John Kerry, Sergueï Lavrov, Syrie, États-Unis, Russie
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