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    Curieux! La CIA craint un sabotage de Moscou pendant les élections US

    Curieux! La CIA craint un sabotage de Moscou pendant les élections US

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    Invitez tous, un jeu amusant commence! Le renseignement et les services de sécurité américains ouvrent une enquête sur une nouvelle «menace russe» qui pourrait compromettre les élections présidentielles aux États-Unis.

    Le renseignement américain enquête sur le projet de la Russie de saper la présidentielle. Il semble que les États-Unis aient fait de la recherche de menaces imaginaires leur nouveau hobby.

    Blague à part, l'enquête officiellement ouverte a pour but de préciser les intentions de la Russie à l'approche des élections présidentielles aux États-Unis. Personne ne doute du fait que la méchante Russie cherche à semer la méfiance au sein de la société américaine et recourt au piratage des systèmes de données des candidats pour ensuite diffuser de fausses informations, concluent à l'unanimité les hauts responsables américains. Il convient désormais de comprendre comment la Main du Kremlin entend faire dérailler la présidentielle US.

    « Cela suscite de l'inquiétude chez le directeur du renseignement national. Nous nous concentrons sur ces questions », affirme l'ancien de la CIA Charles Allen, interrogé par le Washington Post.

    Poupées russes
    © Sputnik . Alexander Kriaschev

    C'est James R. Clapper (le directeur du renseignement) qui coordonne l'enquête.

    « La campagne russe », on en entend parler dans tous les endroits où l'on trouve des représentants de la nation américaine. Selon un agent haut placé du renseignement américain (qui n'a consenti à accorder une interview à Washington Post qu'à condition de garder l'anonymat), les services secrets du pays « gardent un œil vigilant sur la campagne d'influence russe aux USA ». Les employés des services enquêtent ainsi sur de possibles perturbations dans le processus électoral, tandis que le FBI met en garde contre d'éventuelles cyber-attaques qui pourraient être menées par — nous vous le donnons en mille — la Russie.

    Mais la crainte américaine n'est pas absurde, elle est totalement absurde. Le journal Times, par exemple, a consacré une couverture entière à la prétendue « campagne russe ». On y retrouve tout ce qui fait les choux gras du renseignement américain : un Poutine à l'air rusé et méchant, le rouge en abondance pour montrer à quel point ses plans sont « sanguinaires». Et une légende sans équivoque :

    « La Russie veut miner la confiance dans les élections US. N'y succombez pas ».

    Même Foreign Policy, qui appartient à la Washington Post Company, s'est moqué de la couverture. Pire, le journal reconnaît que les élections américaines sont invérifiables et ne satisfont pas aux normes internationales. Pour appuyer ses dires, Foreign Policy en nomme la cause : l'organisation des élections (avec laquelle Moscou n'a curieusement rien à voir).

    Le scrutin aux États-Unis est effectué à l'aide de machines et les Américains doivent faire confiance aux résultats de leurs décomptes, les croire aveuglement, un point c'est tout. Impossible de savoir si les résultats sont corrects. Et ce n'est pas l'unique raté du système: on ne parle même pas des problèmes d'enregistrement, de l'intimidation, des inconvenances et de la discrimination, etc.

    La cerise sur le gâteau dans cette lutte contre une menace inexistante, c'est comme toujours l'absence de preuves. Selon le même agent du renseignement qui a souhaité garder l'anonymat, les services secrets des États-Unis ne disposent pas de preuves de l'existence de manœuvres russes censées miner le système électoral US :

    « Or, même une allusion à quelque chose qui influence notre système électoral provoquera des préoccupations. C'est le point clé de notre démocratie, pour que le peuple ait confiance dans le système électoral », affirme-t-il tout de même.

    Il ne nous reste qu'à souhaiter bon courage aux Américains, qui risquent bien de chercher longtemps!

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    La Faute Aux Russes, La Main du Kremlin, menace russe, cybermenaces, sabotage, élection présidentielle, élections, hackers, Donald Trump, Hillary Clinton, Vladimir Poutine, États-Unis, Russie
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