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Aujourd’hui, les approches sur le règlement syrien continuent de faire débat. La menace d’un régime radical, extrémiste ou islamiste semble devenir réelle sans Bachar el-Assad. Par ailleurs, le traitement des parties russe et américaine dans leurs opérations proche-orientales révèle l’absence d’équilibre dans les jugements.

Il n'est pas juste d'accuser les Russes dans la ville syrienne d'Alep de « faire une guerre sale » et dans le même temps blanchir les Américains réalisant une opération dans la ville irakienne de Mossoul, estime le président du Parti chrétien-démocrate (PCD) et participant à la primaire de la droite Jean-Frédéric Poisson dans un entretien accordé à Sputnik.

« Je plaide effectivement pour que Bachar el-Assad, quels que soient ses torts, et il en a, et il en a beaucoup, il est aujourd'hui le seul qui permet que ne s'installe pas à Damas un régime islamiste, extrémiste ou radical », souligne l'homme politique.

De manière générale, l'interlocuteur de Sputnik indique que l'installation des islamistes radicaux à Damas est une tournure indésirable pour tout le monde, en particulier, le Proche-Orient, la France et l'Europe et qu'ainsi, il est nécessaire d'empêcher un tel scénario.

« Il doit y avoir beaucoup de pays qui sont très en colère de voir la Russie devenir une puissance prédominante dans cette région du monde. Ce n'est pas la faute des Russes. (…) C'est la faute des Français et des Américains qui n'ont pas compris que les populations locales attendaient autre chose de la part de l'Occident », explique le président du PCD.

L'homme politique souligne qu'il n'accepte pas l'idée d'accuser les Russes pour leur opération antiterroriste à Alep et dans le même temps blanchir les Américains menant des combats à Mossoul.

« Cette différence de traitement n'est pas équitable, elle n'est pas juste, elle ne permet pas aux peuples de comprendre exactement ce qui se passe dans ces deux villes… », déclare l'interlocuteur de Sputnik.

La France a pour sa part beaucoup perdu au Proche-Orient et les responsables politiques, religieux, économiques, universitaires, ainsi que tout simplement les représentants de la société ont exprimé leur tristesse de voir comment la France est incompréhensible à leurs yeux, souligne l'homme politique.

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Tags:
crise syrienne, Jean-Frédéric Poisson, Bachar el-Assad, Occident, Mossoul, Alep, Syrie, France, États-Unis, Russie
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