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    Phobie des hackers russes: les USA transmettent le relais à l’Allemagne

    Phobie des hackers russes: les USA transmettent le relais à l’Allemagne

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    En vue des élections fédérales qui auront lieu l’année prochaine, les autorités allemandes ont emprunté la stratégie ratée de la candidate du Parti démocratique US à la présidentielle Hillary Clinton en faisant des déclarations injustifiées sur de possibles cyberattaques russes.

    Malgré des déclarations similaires qui ont fait un bide pendant les récents scrutins aux États-Unis et au Royaume-Uni, le journal allemand Frankfurter Allgemeine Woche a fait une allégation effrayante selon laquelle « des hackers russes » pourraient essayer d'influencer le dénouement des élections fédérales de l'année prochaine.

    Selon des sources du renseignement allemand citées par le journal, les services de renseignement russes pourraient essayer d'effectuer des cyberattaques contre les infrastructures allemandes critiques, par exemple, les centrales électriques ou hydrauliques.

    « La pénétration des cyber-opérations des services de renseignement russe est très efficace. C'est pourquoi la menace est immense », ont déclaré les services de renseignement allemands.

    Ces « hackers russes » sont apparus en Allemagne alors que les dirigeants du pays expriment leur « immense choc » suite à la victoire de Donald Trump et essaient de comprendre son implication dans les élections fédérales de l'année prochaine en Allemagne.

    Le gouvernement de la coalition centriste d'Angela Merkel se retrouve sous pression après les victoires obtenues par le parti de droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) au cours des élections qui ont eu lieu cette année.

    Selon un sondage publié la semaine dernière, 56 % des électeurs se disent insatisfaits du gouvernement fédéral, pour seulement 43 % de satisfaits. La tactique de la propagande antirusse a été rodée lors des élections aux États-Unis et au Royaume-Uni, et le parti perdant essaie toujours de faire croire aux électeurs à une implication de la Russie.

    Avant qu'ils ne perdent le référendum sur le Brexit, le premier ministre du Royaume-Uni David Cameron et le secrétaire d'État des Affaires étrangères de l'époque, Philip Hammond, avaient en vain tenté d'agiter les sentiments antirusses chez les électeurs.

    Le président russe Vladimir Poutine avait alors répondu que de tels commentaires montraient « un bas niveau de culture politique » au Royaume-Uni :

    « Les déclarations faites par le premier ministre du Royaume-Uni M. Cameron, avant ce plébiscite, avant ce référendum, sur la position de la Russie, ne sont pas fondées et ne l'ont jamais été. Je crois que ce n'est qu'une tentative ratée d'influencer l'opinion publique dans son propre pays. Comme nous le voyons, cela n'a pas apporté les résultats escomptés », avait affirmé M. Poutine.

    Et en réalité, les tentatives de la Russie d'éviter toute implication dans le vote sur le Brexit étaient aux antipodes de l'approche de Washington, qui s'est de son côté clairement ingéré. En avril, le président des États-Unis Barack Obama avait déclaré aux électeurs britanniques qu'ils « seraient en fin de queue » pour les opérations commerciales avec les États-Unis en cas de sortie de l'UE.

    L'allégation ridicule de l'Allemagne sur les hackers russes arrive moins qu'une semaine après la défaite de la candidate démocrate Hillary Clinton qui, pendant sa campagne présidentielle, accusait la Russie d'être impliquée dans l'activité de WikiLeaks qui a piraté la Convention nationale démocrate et a rendu publique la correspondance de membres de ce parti américain. Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov avait rejeté ces allégations, les qualifiant d'absurdes.

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    journal, élection présidentielle, hackers, cyberattaque, Donald Trump, Angela Merkel, Vladimir Poutine, Allemagne, États-Unis
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