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    Les membres du Front al-Nosra

    «Les USA sur le point de renommer le Front al-Nosra» pour le soutenir officiellement

    © AFP 2017 Fadi al-Halabi / AMC
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    La guerre en Syrie ne se termine pas avec la prise d'Alep. Des milliers de terroristes se sont massés à Idlib qui présente un autre défi pour l’armée gouvernementale. Selon une parlementaire syrienne, les négociations avec l’opposition sont difficiles à organiser tant que Washington soutient les rebelles.

    Les États-Unis prendront le parti des rebelles du Front al-Nosra à Idlib lors des négociations au niveau international, a déclaré à Sputnik Ashwaq al-Abbas, députée au parlement syrien et professeur de politologie à l'Université de Damas.

    « Les États-Unis défendront-ils le groupe Jabhat al-Nosra (Front al-Nosra) à Idlib au niveau international ? Je suis certaine que oui. Ils renommeront tout simplement l'opposition armée et modérée en Dual al-Mahaliya », a indiqué Ashwaq al-Abbas.

    Selon le secrétaire d'État américain John Kerry, la guerre en Syrie ne se termine pas avec la prise d'Alep. Près de 20 000 rebelles d'autres régions syriennes sont déjà arrivés à Idlib, essentiellement dans le cadre des accords de trêve avec le gouvernement. Des experts supposent que les terroristes entendent former un « État syrien alternatif » dans les régions d'Idlib qu'ils contrôlent, et que les batailles pour Idlib vont représenter un nouveau défi pour les forces gouvernementales.

    Selon Ashwaq al-Abbas, la proposition de Staffan de Mistura, envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, d'organiser des négociations avec l'opposition syrienne est irréaliste.

    « Il n'arrivera pas à les réunir à la table de négociations. Ce sont des forces trop hétérogènes qui sont arrivées en Syrie par différentes voies. Certains groupes ont été recrutés par la Turquie, d'autres par le Qatar, l'Arabie saoudite, la Jordanie, Israël. Il y a des groupes qui communiquent avec la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis. Il y a aussi des membres de mouvements islamistes radicaux. Ces propositions irréalistes sont souvent soumises au Conseil de sécurité de l'Onu, mais elles n'ont aucun sens », a ajouté l'experte.

    Elle poursuit en dénonçant les fausses accusations qu'on entend souvent au Conseil de sécurité de l'Onu à propos de la situation en Syrie et notamment à Alep.

    « Le Conseil de sécurité de l'Onu a cessé d'être une organisation internationale, il est devenu une représentation des États-Unis. Ses membres n'ont pas douté une seconde avant de décider de la façon dont il fallait couvrir la situation à Alep. Ils lancent de fausses accusations et disent que l'armée syrienne est coupable d'atrocités. Mais ils ne présentent aucune photo à l'appui. Le peuple syrien ne les intéresse pas. Quand ils parlent des blessés, ils ont en vue les terroristes blessés et leur sort, ils oublient les civils », a noté Ashwaq al-Abbas.

    Ces derniers temps, les États-Unis ont tendance à dire que le règlement de la crise syrienne dépend de Moscou et de Damas. Mais seuls des efforts internationaux peuvent mettre fin à la guerre en Syrie, d'après l'experte.

    « Je souhaite que les États-Unis deviennent un jour un exemple de la démocratie qu'ils imposent au monde entier. Il est de notoriété publique que les Américains ont activement participé dès le début à ce qui se passe actuellement en Syrie. À présent, ils disent que tout dépend des Russes. Mais les Russes ne peuvent pas arrêter la guerre. Il faut lutter contre le terrorisme au niveau international », a conclu Ashwaq al-Abbas.

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    Tags:
    crise syrienne, négociations, Conseil de sécurité de l'Onu, Front al-Nosra, Ashwaq al-Abba, Staffan de Mistura, John Kerry, Idlib, Alep, Syrie, États-Unis, Russie
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