Ecoutez Radio Sputnik
    Un possible décryptage des propos de l’ambassadrice US sur les sanctions antirusses

    Un possible décryptage des propos de l’ambassadrice US sur les sanctions antirusses

    © AFP 2019 SAUL LOEB
    International
    URL courte
    32343
    S'abonner

    Il ne faut pas se méprendre sur l’affirmation de l’ambassadrice US à l’Onu sur le maintien des sanctions antirusses, estime un observateur de Forbes. Il est probable que Donald Trump, «un cadeau pour les investisseurs qui coopèrent avec la Russie», lève les sanctions sectorielles.

    Il serait malvenu de comprendre les propos de la représentante permanente des États-Unis auprès de l'Onu Nikki Haley, qui avait affirmé que les sanctions contre Moscou seraient maintenues « jusqu'à ce que la Russie redonne le contrôle de la péninsule (de Crimée, ndlr) à l'Ukraine », dans le sens d'un maintien par l'administration de Donald Trump des sanctions contre la Russie, explique Kenneth Rapoza, l'observateur de Forbes.

    Cette déclaration de Nikki Haley pourrait sembler aller à l'encontre de l'intention de Donald Trump d'améliorer les relations avec la Russie, intention qu'il avait exprimée à maintes reprises. Or, en analysant la citation de Nikki Haley, Kenneth Rapoza est parvenu à la conclusion qu'elle n'avait pas pris en considération la plupart des sanctions antirusses, notamment, les plus importantes pour les investisseurs, y compris contre les banques russes et les entreprises énergétiques.

    « Dans son affirmation, Mme Haley n'a pas parlé des sanctions les plus importantes, dont tout le monde souhaite l'annulation. Elle l'a exprimé de façon assez claire », explique l'observateur de Forbes, citant les paroles de Joseph Dayan, un des dirigeants de BCS Global Markets.

    Les pays occidentaux associent la levée des sanctions imposées contre les plus grandes entreprises russes, comme le géant pétrolier Rosneft, avec l'application des accords de Minsk. Mais, selon Kenneth Rapoza, il serait trop difficile d'atteindre cet objectif étant donné l'aspiration de Donetsk et de Lougansk à l'autonomie, qui contredit les intérêts du gouvernement ukrainien.

    Pourtant, Donald Trump pourrait lever les sanctions sectorielles, même dans le cas où les conditions des accords de Minsk ne seraient pas pleinement respectées.

    « Quelle que soit votre attitude envers Donald Trump, il faut reconnaitre qu'un nouveau président est un cadeau pour les investisseurs qui coopèrent avec la Russie », continue Joseph Dayan.

    Cela signifie que les investisseurs ne devraient pas prendre au pied de la lettre cette déclaration de Mme Haley. Elle ne prouve pas que la Maison Blanche envisage, quoi qu'il arrive, de maintenir les sanctions contre les compagnies russes.

    Auparavant, l'administration du nouveau président américain avait à maintes reprises déclaré ne pas exclure une éventuelle révision des sanctions antirusses introduites après le coup d'État en Ukraine en 2014.

    Suivez Sputnik sur Telegram pour ne jamais manquer les actualités les plus importantes grâce à nos sélections du matin et du soir. Pour recevoir les actualités de notre chaîne, il suffit de télécharger l'application Telegram sur n'importe quel smartphone, tablette ou ordinateur puis cliquer sur le lien et appuyer sur « Join »

    Lire aussi:

    «L’UE devrait se prononcer avant les USA sur les sanctions antirusses »
    Un allié politique de Merkel appelle à la levée des sanctions antirusses
    La conseillère de Trump confirme les discussions sur la levée des sanctions antirusses
    Tags:
    investisseurs, levée des sanctions, sanctions antirusses, Forbes, ONU, Donald Trump, Kenneth Rapoza, Nikki Haley, Ukraine, Russie, États-Unis
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik