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    Un milicien de l'YPG

    Les Kurdes de l'YPG disent subir toujours les attaques de l'armée turque

    © AFP 2019 DELIL SOULEIMAN
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    Situation en Syrie (printemps 2017) (181)
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    Malgré l'annonce du 29 mars de la fin de son opération en Syrie, l'armée turque et les radicaux syriens qu'elle soutient continuent à pilonner les positions des milices kurdes de l'YPG dans le nord de ce pays proche-oriental.

    Des troupes turques et l'opposition syrienne armée qu'elles soutiennent poursuivent le pilonnage des Unités de protection du peuple (YPG) dans le nord de la Syrie, lit-on dans un communiqué de cette milice kurde dont Sputnik dispose d'une copie.

    Ainsi, vendredi 31 mars, les radicaux syriens ont attaqué les positions de l'YPG dans l'est de Chaddadi, près de la frontière avec l'Irak. La veille de cette attaque, les positions de la milice près du village d'Alwa avaient été pilonnées aux lance-roquettes.

    En outre, le 30 mars, l'armée turque a attaqué aux armes lourdes un village de la région de Tirbespiye. L'YPG a riposté et a réussi à dévier l'offensive, indique la source.

    Le 28 mars, l'aviation militaire turque avait par ailleurs procédé à une mission de reconnaissance aux alentours d'Afrin où sont déployées des positions de l'YPG. Les milices ont répondu par un tir d'artillerie.

    Ankara considère que l'YPG, milice kurde formée dans le nord de la Syrie, est une organisation terroriste qui coopère étroitement avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit en Turquie). Les forces armées turques pilonnent régulièrement leurs positions. En outre, les militaires turcs soutiennent les Syriens radicalisés agissant contre la minorité kurde.

    Les forces armées turques ont lancé l'opération Bouclier de l'Euphrate contre les terroristes de Daech en Syrie le 24 août 2016. Les unités turques et leurs alliés de l'opposition syrienne ont pris le contrôle de la ville frontalière de Jarablous et de la ville d'Al-Bab. Recep Tayyip Erdogan avait antérieurement déclaré que l'opération turque en Syrie avait pour objectif de libérer une région frontalière de 5 000 km2 et d'y créer une zone de sécurité destinée à accueillir les réfugiés.

    L'État turc ayant agi sans l'aval de Damas, les autorités syriennes ont accusé Ankara d'avoir violé la souveraineté de leur pays.

    Le 29 mars, Ankara a annoncé que l'opération Bouclier de l'Euphrate, couronnée de succès, prenait fin. Toutefois, le Premier ministre turc, Binali Yildirim, n'a pas exclu que d'autres campagnes puissent avoir lieu en Syrie en cas de menace à la sécurité nationale de son pays.

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    attaque, Bouclier de l'Euphrate (opération militaire turque), forces armées turques, Unités de protection populaire kurdes (YPG), Afrine (Syrie), Syrie
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