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    À qui profiterait un conflit militaire entre l’Iran et le Pakistan?

    © AFP 2017 Ebrahim Noroozi
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    L’Iran n’envisage évidemment pas d’agression militaire directe contre le Pakistan, mais n’exclut pas, pour garantir sa propre sécurité, de frapper les camps de terroristes sur le territoire de son voisin, a confié à Sputnik son expert permanent Emad Abshenass, rédacteur en chef du média Iran Press.

    Dix gardes-frontières iraniens ont récemment été tués dans un accrochage avec des terroristes armés jusqu'aux dents dans la région de Mirjaveh, située dans la province du Sistan-Baloutchistan (sud-est), à la frontière pakistanaise, ce qui pousse l'Iran à se préparer à une riposte armée, a déclaré à Sputnik Emad Abshenass, rédacteur en chef du média Iran Press.

    « Jusqu'ici, les relations entre l'Iran et son voisin du sud-est ont été sincères et amicales. Malheureusement, une partie tierce, l'Arabie saoudite, a été mêlée à ce dernier incident », a indiqué l'interlocuteur de l'agence.

    Et d'expliquer qu'afin de diviser les deux pays, Riyad finançait des structures politiques et militaires à Islamabad pour créer sur le territoire du Pakistan des camps d'où les terroristes pourraient être dépêchés à tout moment vers les frontières est de l'Iran.

    « Leur objectif consiste à s'infiltrer à l'intérieur de l'Iran et à en saper le système de sécurité. Il est tout à fait naturel que les Iraniens s'en préoccupent et s'attendent à ce que les autorités pakistanaises finissent pas contrôler leurs territoires à la frontière », a relevé l'expert.

    Intervenant sur la chaîne de télévision IRINN, le chef de l'état-major de l'armée iranienne Mohammad Hossein Bagheri a prévenu qu'en cas de nouvelles attaques depuis le territoire pakistanais, les abris et les camps des terroristes seraient soumis à des frappes foudroyantes où qu'ils se trouvent.

    « Malheureusement, le territoire frontalier sur le sol pakistanais s'est transformé en refuge et camps d'entraînement pour les terroristes engagés par l'Arabie saoudite avec l'approbation des États-Unis », a constaté le général.

    M. Abshenass a tenu à souligner pour sa part qu'il ne s'agissait en aucun cas d'une menace d'agression ou d'attaque militaire de la part de l'Iran contre son voisin.

    « Mais si ce voisin n'est pas à même de garantir la sécurité du bon voisinage et de contrer les menaces réelles, l'Iran sera tout bonnement contraint d'assurer lui-même cette sécurité », a conclu l'interlocuteur de Sputnik.

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    Tags:
    sécurité, agression, attaque, gardes-frontières, frontière, refuge, camp, terrorisme, Sputnik, IRINN, Mohammad Hossein Bagheri, Emad Abshenass, Riyad, États-Unis, Arabie Saoudite, Islamabad, Pakistan, Sistan-Baloutchistan, Mirjaveh, Iran
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