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    Menace russe

    En Europe et aux USA, qui a peur des grands méchants Russes? Un sondage répond

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    Tandis que l’Otan entame des manœuvres militaires en Pologne et déploie des bataillons supplémentaires dans les pays baltes pour contrer la supposée agression russe, une bonne partie des Français, Allemands et Italiens pensent que la question de la prétendue menace russe est close, a révélé un sondage Ifop réalisé à la demande de Sputnik.

    En juin 2016, l'Otan a annoncé le déploiement de quatre bataillons dans les pays baltes, en Lituanie, Lettonie, en Estonie, et en Pologne pour protéger les pays contre une potentielle « agression russe ». Toutefois, les résultats du sondage Ifop réalisé à la demande de Sputnik démontrent qu'une bonne partie des Européens ne s'attend pas du tout à une intervention russe dans ces pays.

    La majorité des personnes interrogées en Italie et en Allemagne (69 % et 60 %), ainsi que 47 % des Français ne sont pas d'accord avec l'affirmation que la Russie envisage une intervention en Pologne et dans les pays baltes. Les Américains et les Britanniques ont néanmoins une opinion contraire: la majorité des habitants de ces pays jugent possible une intervention russe, à 55 % des personnes interrogées aux les États-Unis et 43 % au Royaume-Uni.

    La Russie, a-t-elle des projets d'intervention en Pologne et dans les pays Baltes?
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    La Russie, a-t-elle des projets d'intervention en Pologne et dans les pays Baltes?

    Il est à noter que les résultats de l'enquête sont en lien avec l'âge des personnes interrogées. Ainsi, en France, en Italie et en Allemagne, une intervention russe est jugée peu probable pour les personnes plus âgées et les personnes de moins de 35 ans.

    Plus le niveau de formation est élevé, plus les Français pensent que la Russie n'a pas de projets d'intervention en Pologne et dans les pays baltes. 54 % des Français diplômés contre 42 % ayant un faible niveau de formation ne croient pas à une possible agression russe. La situation est similaire parmi les Allemands (62 % contre 50 %) et les Italiens (71 % contre 60 %).

    Toutefois, les Américains et les Britanniques sont dans une situation inverse: au Royaume-Uni, 48 % des sondés diplômés s'attendent à une intervention russe contre 37 % des personnes ayant un faible niveau de formation. Aux États-Unis, ce sont 54 % contre 48 % des personnes interrogées.

    Mais beaucoup de personnes hésitent à faire leur choix. C'est le cas pour 21 % des Français, 11 % des Allemands, 10 % des Italiens, 29 % des Britanniques et 26 % des Américains.

    En France, une majorité de partisans de la droite (56 %), du FN (53 %) ne sont pas d'accord avec la thèse de l'agression russe contre 46 % des sympathisants de gauche. Quant au sexe des sondés français, les hommes anticipent une intervention russe moins que les femmes (53 % contre 42 %).

    Le sondage a été mené par une des plus grandes compagnies internationales de sondages, l'Ifop, du 21 au 25 avril 2017 en France (801 sondés), en Allemagne (800), en Italie (801), au Royaume-Uni (801) et du 21 au 27 avril aux États-Unis (802), avec une marge d'erreur de 3,1 % et un niveau de fiabilité de 95 %.

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    Tags:
    menace russe, intervention, OTAN, Lettonie, Lituanie, Royaume-Uni, Italie, Pologne, France, Allemagne, États-Unis, Russie
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