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Affaire Skripal (128)
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Le Royaume-Uni a l’intention de transmettre lundi à l’Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) des échantillons de la substance toxique qui aurait été utilisée pour empoisonner l’ancien officier du GRU Sergueï Skripal et sa fille.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, a annoncé que Londres était prêt à transmettre à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) des échantillons de la substance toxique utilisée dans l'affaire de l'ancien officier du GRU Sergueï Skripal et sa fille Ioulia.

«Demain, nous présenterons des échantillons de cette substance», a-t-il déclaré lors du programme du show de dimanche d'Andrew Marr.

Sergueï Skripal, un ancien colonel des services de renseignement militaires russes, ainsi que sa fille, ont été retrouvés inconscients le 4 mars 2018 aux abords d'un centre commercial de Salisbury, au Royaume-Uni. Selon les enquêteurs britanniques, il s'agit d'un empoisonnement au gaz Novitchok (A-234).

Plus tôt, il a été également communiqué que malgré de multiples demandes de Moscou, le Royaume-Uni ne lui transmettra pas d'échantillons de la substance utilisée pour l'empoisonnement de Sergueï Skripal, et de sa fille.

Recruté comme agent double par les services britanniques en 1995 et condamné en Russie à 13 ans de prison pour trahison, M. Skripal a obtenu l'asile au Royaume-Uni en 2010 après un échange d'agents de renseignement entre la Russie et les États-Unis.

Le 11 mars, la Première ministre britannique Theresa May a accusé la Russie d'implication dans l'empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, sans toutefois présenter de preuves tangibles pour appuyer ses allégations.

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Tags:
empoisonnement, matières toxiques, enquête, Sergueï Skripal, Boris Johnson, Royaume-Uni
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