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Affaire Skripal (128)
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Si les mesures prises par Moscou en réponse aux décisions de Londres sont qualifiées d'«inutiles» par Boris Johnson, c'est que le secrétaire au Foreign office ne saurait visiblement pas très bien ce que font les diplomates britanniques en Russie.

En déclarant «inutiles» les démarches entreprises par Moscou en réaction aux décisions de Londres dans le cadre de l'affaire Skripal, le ministre des Affaires étrangères britannique, Boris Johnson, ferait croire qu'il n'est pas au courant des activités de ses diplomates en Russie.

En réponse à la décision de Londres d'expulser 23 diplomates russes, Moscou a annoncé celle de 23 diplomates britanniques, la suspension des activités du Conseil britannique dans le pays et le retrait de son autorisation à l'ouverture d'un consulat à Saint-Pétersbourg. Boris Johnson a estimé que ces démarches étaient «inutiles» et a affirmé que la Russie avait «puni» ses citoyens en «les privant de la possibilité d'obtenir des visas britanniques».

Le ministre ne semblerait pas être au courant que le consulat britannique à Saint-Pétersbourg ne délivre plus de visas depuis 2009. Cette fonction a été déléguée à des structures spéciales, les centres de visas, que Londres a commencé à ouvrir en Russie il y a 12 ans.

Les relations russo-britanniques sont actuellement envenimées par l'affaire Skripal. Le 4 mars dernier, l'ancien colonel du GRU, service de renseignement militaire russe, Sergueï Skripal, et sa fille Ioulia ont été retrouvés inconscients dans la ville de Salisbury, à 140 km de Londres. Souffrant d'une intoxication par un agent neurotoxique, ils se trouvent actuellement dans un hôpital.

La Première ministre britannique, Theresa May, a accusé la Russie d'implication dans l'empoisonnement sans toutefois présenter de preuves tangibles pour appuyer ses allégations. En outre, elle a annoncé l'expulsion de 23 diplomates russes et la suspension des contacts bilatéraux de haut niveau.

Qualifiant l'affaire de «provocation», la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova a de son côté estimé que les propos de la Première ministre britannique étaient une «représentation de cirque en plein Parlement».

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a indiqué pour sa part que Moscou avait demandé à Londres des documents de l'enquête, mais n'avait reçu aucune réponse concrète.

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Affaire Skripal (128)

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Tags:
empoisonnement, enquête, Sergueï Lavrov, Maria Zakharova, Theresa May, Boris Johnson, Royaume-Uni, Londres, Salisbury, Saint-Pétersbourg, Russie, Moscou
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