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    Expulsion massive de diplomates russes: «une campagne antirusse planifiée»

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    Expulsion de diplomates russes et riposte (57)
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    Sous la pression des États-Unis et du Royaume-Uni, l’Occident se saisit de l’affaire Skripal pour ternir la réputation internationale de Vladimir Poutine, diviser son entourage et créer une large coalition antirusse, a indiqué à Sputnik Aydin Sezer, directeur du Centre des recherches russo-turques (TÜRAM).

    Soumis à de puissantes pressions de la part de Washington et de Londres, les pays occidentaux s'appliquent par leurs démarches à ternir la réputation de Vladimir Poutine et de la Russie en général sur la scène internationale, a déclaré dans un entretien accordé à Sputnik le politologue turc Aydin Sezer.

    «Exploitant l'affaire Skripal, l'Occident essaie d'attiser les états d'esprit antirusses et anti-Poutine. En Occident, les autorités sont préoccupées par l'image positive de Poutine, par sa haute crédibilité auprès de la population et les événements des dernières années qui contribuent à l'affirmation du dirigeant russe à titre de personnalité influente sur la scène politique internationale», a relevé l'interlocuteur de l'agence.

    Et d'ajouter que les résultats de bien des sondages réalisés dans différents pays montraient que Vladimir Poutine était un des dirigeants étrangers les plus populaires.

    «Un sondage réalisé la semaine dernière en Grèce a débouché sur un résultat similaire», a relevé le politologue.

    Selon M.Sezer, par ses démarches, l'Occident s'emploie à diviser l'entourage de Vladimir Poutine et à former une large coalition antirusse.

    «Je pense que les États-Unis et le Royaume-Uni ont fait pressions sur les pays occidentaux pour obtenir une expulsion massive de diplomates russes. […] Sous prétexte de "manifestation de la solidarité», ils essaient de présenter la Russie comme une grave menace pour l'ordre mondial, ce qui montre que ces démarches portent le caractère d'une campagne antirusse planifiée», a résumé l'interlocuteur de Sputnik.

    Le 4 mars dernier, Sergueï Skripal et sa fille Ioulia ont été retrouvés inconscients aux abords d'un centre commercial de Salisbury. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, a accusé la Russie d'être derrière l'empoisonnement des Skripal, sans toutefois présenter de preuves pour appuyer ses allégations, avant d'expulser 23 diplomates russes du Royaume-Uni.

    Par la suite, 18 pays de l'UE ainsi que les États-Unis, le Canada, la Norvège, l'Ukraine, l'Albanie, le Monténégro et la Moldavie ont annoncé leur décision d'expulser des diplomates russes dans le cadre de l'affaire Skripal. Le plus grand nombre de Russes a été expulsé des États-Unis, soit 48 diplomates et 12 employés de la mission russe auprès de l'Onu. Washington a par ailleurs ordonné la fermeture du consulat général russe à Seattle. Le nombre de diplomates expulsés dans le cadre de l'affaire Skripal avoisine désormais les 151 personnes du côté occidental et plus de 300 au total des deux côtés.

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    popularité, crédibilité, réputation, coalition, expulsions, diplomatie, Centre des recherches russo-turques (TÜRAM), Sputnik, Sergueï Skripal, Aydın Sezer, Vladimir Poutine, Occident, Royaume-Uni, Grèce, États-Unis, Russie
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