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Après la «guerre par procuration», la Syrie restera pendant des années «un État par procuration», estime Nir Boms de l'Université de Tel Aviv dans un entretien accordé à Sputnik.

L'Iran a promis de riposter à la récente attaque israélienne sur une base militaire en Syrie dans laquelle au moins quatre conseillers militaires iraniens avaient trouvé la mort. Sputnik s'est entretenu avec Nir Boms du Centre Moshe Dayan de l'Université de Tel Aviv pour avoir sa vision de la situation et des risques qui y sont liés.

L'analyste souligne que la base en question, connue sous le nom de T4, constituait un important point logistique utilisé par la partie iranienne pour transférer des armes et d'autres équipements militaires. Selon lui, le drone qui a violé la frontière israélienne le mois dernier avait décollé bien depuis cette base, et Israël avait bien dit qu'il ne permettrait pas à l'Iran de s'implanter en Syrie.

Quant au rôle joué par Moscou dans le règlement de la crise syrienne, M.Boms a estimé qu'Israël devrait «apprécier» la contribution russe qui est «différente» de celle apportée par Téhéran. L'État hébreu ne veut certainement pas voir de nouvelles bases et de nouvelles installations militaires sur le sol syrien et fera tout son possible pour le prévenir, souligne M.Boms.

Bien que la situation en Syrie soit en train de se stabiliser, cette stabilisation pourrait entraîner des dangers supplémentaires, prétend l'expert. Ainsi, la Syrie risque de sortir «moins indépendante» de la crise actuelle: après la «guerre par procuration», elle devient une sorte d'«État par procuration», avec des bases iraniennes et russes installées sur son territoire.

D'après l'expert israélien, dans les prochaines années, la Syrie serait «protégée par des puissances plus importantes» qui devront mener des négociations pour assurer le maintien de la stabilité dans le pays.

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Tags:
drone, stabilisation, crise syrienne, attaque, Université de Tel Aviv, Israël, Iran, Syrie
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