Ecoutez Radio Sputnik
    Journalistes

    Blocage de médias en Ukraine: les journalistes français ont leur mot à dire

    CC0 / Pixabay/Engin_Akyurt
    International
    URL courte
    5160

    Le Syndicat national des journalistes CGT a commenté à Sputnik la récente décision des autorités ukrainiennes de bloquer plusieurs médias dont les agences de presse Rossiya Segodnya et RIA Novosti Ukraine. Selon Emmanuel Vire, secrétaire général du SNJ-CGT, le Conseil de l’Europe devrait aussi s’exprimer à ce sujet.

    Les sanctions introduites par Kiev contre les agences de presse Rossiya Segodnya et RIA Novosti Ukraine constituent «un acte de censure intolérable» et le Syndicat national des journalistes CGT les condamne tout comme les fédérations internationale et européenne des journalistes (FIJ/FEJ), a déclaré lundi à Sputnik Emmanuel Vire, secrétaire général du Syndicat national des journalistes CGT.

    «Le Syndicat national des journalistes CGT condamne bien sûr avec la plus grande fermeté le décret présidentiel ukrainien du 14 mai 2018, rendu public le 24 mai, et qui interdit pour trois ans les agences d’information russes RIA Novosti, Rossiyasegodnya.rf, Sputniknews.com, Rsport.ria.ru, 1prime.ru, Realty.ria. ru, rian.com.ua ainsi que les sites des chaînes de télévision Rtr-planeta.com, Russia.tv, Vesti.ru, Tvkultura.ru et Digitalrussia.tv. Cet acte de censure est intolérable et le SNJ-CGT le condamne», a indiqué M.Vire.

    M.Vire a ajouté que le SNJ-GGT avait saisi le Conseil de l’Europe via la plateforme d’alerte réservée à la liberté de l’information.

    Les Fédérations internationale et européenne des journalistes (FIJ/FEJ) avaient précédemment condamné la liste des sanctions frappant plusieurs médias russes signée par le Président Porochenko quelques jours après l’arrestation à Kiev de Kirill Vychinski, chef du site RIA Novosti Ukraine.

    Les autorités ukrainiennes ont sanctionné le 24 mai les agences de presse Rossiya Segodnya et RIA Novosti Ukraine en bloquant l'accès à leurs sites internet, d’après un document publié sur le site du Président ukrainien Piotr Porochenko. Parmi les sites frappés par ces sanctions figurent notamment Rossiyasegodnya.rf, Sputniknews.com, Ria.ru, Rsport.ria.ru, 1prime.ru, Realty.ria.ru et Rian.com.ua.

    Cette décision a été prise quelques jours après l’intervention d’agents du Service de sécurité d'Ukraine (SBU) dans les locaux abritant l'agence de presse russe RIA Novosti Ukraine à Kiev et l’arrestation du journaliste Kirill Vychinski qui a la double citoyenneté russe et ukrainienne. M.Vychinski est accusé de haute trahison. Le 17 mai, le tribunal de la ville ukrainienne de Kherson a prononcé sa mise en détention provisoire de deux mois.

    Commentant les actions des autorités ukrainiennes, la directrice adjointe de la division Europe et Asie centrale de Human Rights Watch, Rachel Denber, a demandé au gouvernement ukrainien de lever les sanctions qui «limitent le pluralisme des médias, la liberté d'expression et sapent la démocratie en Ukraine».

    Les réseaux sociaux ont condamné la violation des droits des journalistes en Ukraine avec le hashtag #TruthNotTreason.

    Lire aussi:

    La Russie pourrait lancer une attaque surprise contre l’Europe, spécule Die Welt
    En Algérie, la première cause de la prolifération «inquiétante» du cancer est culinaire
    Les jus de fruits 100% naturels présentent un danger mortel, révèlent des médecins français
    Tags:
    journalistes, liberté de la presse, médias, RIA Novosti Ukraine, Rossiya Segodnya, Conseil de l'Europe, Syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT), Fédération européenne des journalistes (FEJ), Fédération internationale des journalistes (FIJ), Petro Porochenko, Emmanuel Vire, Russie, France, Ukraine
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik