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Se référant à un fonctionnaire, la télévision israélienne a annoncé que Benjamin Netanyahu avait déclaré à Vladimir Poutine et à Mike Pompeo que son pays se réservait le droit d'attaquer les forces iraniennes en Syrie. Pourtant, comme le précise Damas, la présence iranienne en Syrie est bien exagérée et se réduit aux conseillers militaires.

L'État hébreu se réserve le droit de mener une offensive militaire d'envergure contre la «présence iranienne» en Syrie, a déclaré cette semaine le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, lors d'entretiens téléphoniques avec le Président Vladimir Poutine et le secrétaire d'État Mike Pompeo, relate la Dixième chaîne de la télévision israélienne, se référant à un fonctionnaire ayant requis l'anonymat.

La conversation avec le chef de la diplomatie américaine s'est tenue mercredi et celle avec le Président russe a suivi le lendemain. Comme le précise la chaîne, les parties ont évoqué le retrait du sol syrien des «forces iraniennes», du mouvement chiite libanais Hezbollah et des «milices chiites». Selon la source, Benjamin Netanyahu a souligné qu'Israël exigeait leur retrait non seulement du sud-ouest du pays voisin, mais de l'ensemble de son territoire.

«Le fonctionnaire a ajouté que Netanyahu avait déclaré à Poutine et à Pompeo qu'Israël se réservait le droit de mener des actions militaires grand format contre la présence militaire iranienne sur l'ensemble du territoire syrien», indique la chaîne.

Et d'ajouter que la question du retrait des «forces iraniennes» du sud-ouest de la Syrie avait été également évoquée lors du déplacement du ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, à Moscou. Toutefois, aucune entente n'avait été alors trouvée.

Plus tôt, les médias israéliens avaient signalé que l'État hébreu se serait entendu avec la Russie sur le déploiement de troupes gouvernementales syriennes sur la ligne de démarcation en échange de la promesse de contribuer au retrait des formations paramilitaires iraniennes du secteur.

Le secteur près de la ligne de démarcation syro-israélienne fait partie de la zone de désescalade mise en place en 2017 à la suite d'une entente entre la Russie, la Jordanie et les États-Unis.

Mikhaïl Bogdanov, vice-ministre russe des Affaires étrangères, avait précédemment noté qu'il n'était pas au courant de quelque entente russo-israélienne que ce soit au sujet de la frontière syrienne, comme l'avait affirmé la télévision locale. Dans un entretien à la chaîne RT, le Président syrien Bachar el-Assad a déclaré qu'en dépit des assertions d'Israël, il n'y a pas de troupes iraniennes en Syrie, mais il y a des conseillers militaires iraniens.

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Tags:
offensive, présence militaire, Hezbollah, Mike Pompeo, Benjamin Netanyahu, Vladimir Poutine, Syrie, Iran, Israël
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