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    Le Président autrichien commente le «scandale d’espionnage» avec la Russie

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    Scandale d’espionnage entre Vienne et Moscou (6)
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    Le Président autrichien, Alexander Van der Bellen, a déclaré qu’il n’avait pas prévu d’évoquer avec Vladimir Poutine à Paris l’affaire d’espionnage présumé, soulignant qu’il ne voyait pas de raison de dramatiser la situation.

    Il ne faut pas dramatiser la situation autour de l’ex-colonel autrichien soupçonné par Vienne d’espionnage au profit de la Russie, a déclaré samedi sur les ondes de la radio Ö1 le Président de ce pays, Alexander Van der Bellen.

    Selon lui, il faut d’abord voir si cette affaire est plus qu’une histoire inventée. «Pour le moment, je ne vois pas de raison de dramatiser», a-t-il expliqué.

    Et d’ajouter qu’il n’envisageait pas d’aborder ce sujet avec Vladimir Poutine dimanche à Paris lors du Forum sur la Paix qui réunira des dizaines de chefs d’État.

    Le chancelier autrichien, Sebastian Kurz, a déclaré vendredi qu'un ex-colonel des forces armées autrichiennes était soupçonné de se livrer depuis les années 1990 à des activités d'espionnage au profit de Moscou. Entourée de ce parfum de scandale, la chef de la diplomatie autrichienne, Karin Kneissl, a annulé son déplacement à Moscou prévu pour début décembre. L'ambassadeur de Russie à Vienne a été convoqué par les autorités autrichiennes. Le ministère russe des Affaires étrangères a fait de même avec l'ambassadeur d'Autriche à Moscou.

    La Russie a également adressé à Vienne un courrier de protestation, tout en déclarant que les allégations autrichiennes n'étaient pas étayées et qu'elles n'étaient fondées que sur des suspicions. Sergueï Lavrov s'est dit «étonné» par le fait que l'Autriche n'ait pas emprunté les canaux diplomatiques pour discuter avec Moscou de ses soupçons, mais ait profité d'une fuite dans les médias.

    Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et son homologue autrichienne Karin Kneissl ont échangé par téléphone samedi, au sujet des relations bilatérales consécutives dans le contexte de cette affaire.

    Lors d’un échange téléphonique avec son homologue autrichienne ce samedi, le ministre russe des Affaires étrangères a qualifié d'inacceptables «les accusations publiques dénuées de preuves» et contraires aux «normes de la communication internationale» et a appelé à «discuter des préoccupations via des canaux de dialogue et sur la base des faits».

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    Scandale d’espionnage entre Vienne et Moscou (6)

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    scandale, espionnage, Alexander Van der Bellen, Sergueï Lavrov, Vladimir Poutine, Autriche, France, Russie
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