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    Gilets jaunes le 1 décembre 2018 à Paris (Louvre)

    Simonian: la BBC publie des infox sur «la trace russe» chez les Gilets jaunes sur commande

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    Mouvement des Gilets jaunes en France et en Belgique (403)
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    La BBC diffuse de fausses informations sur «la trace russe» dans le mouvement des Gilets jaunes en France et rapporte non des faits, qui se sont réellement passés, mais des nouvelles commandées par la direction, a déclaré la rédactrice en chef de Sputnik et RT, Margarita Simonian.

    Si la chaîne BBC diffuse des informations mensongères sur «la trace russe» dans le mouvement des protestations en France, c'est que ce média applique les recommandations d'un manuel de méthodologie, quand une nouvelle est générée par la direction, a déclaré la rédactrice en chef de Sputnik et RT, Margarita Simonian.

    «Toute cette histoire nous prouve un fait dont il ne faut pas douter: ces personnes travaillent simplement d'après un manuel de méthodologie. La jeune journaliste cherche “la trace russe comme l'exigent les supérieurs”. Ce qui signifie que l'information n'est pas diffusée comme elle l'a toujours été: il existe une histoire et nous la racontons. Non, il existe la direction qui décide de ce qui doit être», a-t-elle indiqué dans une interview accordée à la chaîne russe Rossiya 24.

    Après, ce sont «de pauvres jeunes filles et jeunes hommes» qui les diffusent, a poursuivi Margarita Simonian.

    «Mais le plus triste dans cette histoire, c'est que ce sont nos compatriotes parce qu'il s'agit de la rédaction russe de la BBC et parce que la jeune fille qui a écrit cela est russe. Parce que ses patrons payés par le Foreign office, par un État étranger qui n'est pas le plus amical envers nous, exige qu'elle trouve des preuves du mauvais comportement de la Russie, “la trace russe”. Et elle se démène pour découvrir ces preuves. Je ne comprends pas comment cela est possible, du point de vue ni éthique ni juridique», a-t-elle noté.

    Toujours selon Margarita Simonian, si l'histoire s'était passée aux États-Unis, «cela aurait engendré non pas simplement un scandale à l'échelle planétaire, mais des conséquences juridiques les plus sérieuses pour tout le monde».

    «Mais nous, on est gentils», a-t-elle ajouté pour conclure.

    Selon la correspondance d'une journaliste de la rédaction russe de la BBC, Olga Ivchina, avec un pigiste couvrant les manifestations des Gilets jaunes sur les réseaux sociaux, c'est sur instruction de sa rédaction que la jeune femme recherchait des pistes de l'implication russe dans les manifestations de Paris et voulait savoir s'il était possible de tirer des faits disponibles la conclusion que la Russie était à l'origine de ce qui se passe.

    La première version enflammée disant que la Russie organisait un «Maïdan des Gilets jaunes» en France est née dans la capitale mondiale de la créativité politique, Kiev. Ensuite, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a répondu à une question sur la «piste russe»: «J'ai entendu cette rumeur. Il y a une enquête qui est aujourd'hui menée par le secrétaire général de la défense nationale. On verra bien quels en seront les résultats.»

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    conséquences, rumeurs, manuel, désinformation, enquête, scandale, défense, manifestation, BBC, Foreign Office, chaîne de télévision russe RT, Sputnik, Jean-Yves Le Drian, Margarita Simonian, Kiev, Paris, France, États-Unis, Russie
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