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    Benyamin Netanyahou et Donald Trump

    Le Golan «israélien»? «Trump a fait encore un pas qui attise le conflit au Proche-Orient»

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    Décision de Trump sur le Golan: réactions et conséquences (15)
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    Lors de la visite du Premier ministre israélien aux États-Unis, Donald Trump a signé le document reconnaissant la souveraineté d'Israël sur les hauteurs du Golan. Un politologue turc a commenté pour Sputnik cette nouvelle sortie du Président états-unien, défiant le droit international et les résolutions de l’Onu.

    La reconnaissance par Donald Trump de la souveraineté d'Israël sur les hauteurs du Golan, appartenant à la Syrie, fait suite à ses démarches de déstabilisation de l'ordre mondial qu'il entreprend depuis son entrée en fonction de Président des États-Unis, a déclaré à Sputnik Faruk Logoglu, ancien premier vice-ministre des Affaires étrangères et ambassadeur turc à Washington.

    «Cette initiative constitue une violation de la résolution [242, ndlr] du Conseil de sécurité des Nations unies et des normes du droit international. Elle risque de déclencher une nouvelle escalade de tension dans la région. […] Trump a fait encore un pas qui attise le conflit au Proche-Orient», a poursuivi l'interlocuteur de l'agence.

    Et d'ajouter qu'ayant critiqué la déclaration de Donald Trump, la Turquie avait adopté la seule bonne position.

    «Les autorités turques ont insisté sur la nécessité de garantir l'intégrité territoriale de la Syrie. C'est une position tout à fait correcte et extrêmement perspicace. Je pense qu'Ankara doit faire encore une démarche. Le moment actuel est le plus propice à la normalisation des relations avec Damas. La Turquie doit conforter par des actes sa déclaration sur l'intégrité territoriale de la Syrie, en établissant un dialogue direct avec les autorités syriennes», a souligné le Turc.

    Il a rappelé que la déclaration du locataire de la Maison-Blanche sur le Golan syrien contredisait le principe essentiel du droit international qui dénonce toute violation de l'intégrité territoriale d'un État par occupation.

    «Quand la Syrie se redressera définitivement, elle pourra opposer une ferme riposte à Israël s'il entreprend des démarches en ce sens. Qui plus est, le gouvernement syrien y sera soutenu par l'Iran et plusieurs pays arabes», a estimé le politologue.

    Le 21 mars, le Président états-unien s'est servi de son compte Twitter pour reconnaître la souveraineté israélienne sur la partie du Golan syrien dont Israël s'est emparé en 1967 et que l'État hébreu a depuis annexée. Ce dimanche, le ministre israélien des Affaires étrangères Yisrael Katz a déclaré que le Président américain signerait un décret reconnaissant la souveraineté à Israël lundi 25 mars. Et ce lundi 25 mars, en marge des négociations avec le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, Donald Trump a apposé sa signature sur un document qui reconnaît la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan.

    Depuis 1967, Israël occupe quelque 1.200 km2 du plateau du Golan qui appartenait à la Syrie avant la guerre des Six Jours. En 1981, le parlement israélien a adopté la Loi sur les hauteurs du Golan, proclamant unilatéralement la souveraineté de l'État hébreu sur ce territoire. Quoi qu'il en soit, la communauté internationale n'a jamais reconnu cette annexion.

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    Tags:
    droit international, résolution, reconnaissance, intégrité territoriale, occupation, annexion, Guerre des Six Jours (1967), Conseil de sécurité de l'Onu, Sputnik, ONU, Benjamin Netanyahu, Yisrael Katz, Faruk Logoglu, Donald Trump, Turquie, Iran, Hauteurs du Golan, Syrie, États-Unis, Israël
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