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Escalade des tensions entre les États-Unis et l'Iran (2019) (43)
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Un éventuel conflit militaire entre les États-Unis et l’Iran pourrait «rayer Israël de la carte», a estimé le chef du Hezbollah, ajoutant que les forces de la région se devaient de prévenir toute guerre. Il a ajouté que le mouvement réduisait le nombre de ses combattants en Syrie.

Israël ne restera pas «neutre» en cas de conflit entre l'Iran et les États-Unis, a estimé vendredi 12 juillet le chef du Hezbollah.

«L'Iran a la capacité de bombarder Israël avec force et férocité», a ajouté Hassan Nasrallah dans une interview diffusée par la chaîne de télévision du Hezbollah, Al Manar.

«Lorsque les Américains comprendront qu'une telle guerre pourrait rayer Israël de la carte, ils changeront d'avis», a-t-il par ailleurs précisé, après plusieurs semaines de tensions entre les États-Unis et l'Iran.

«Notre responsabilité collective dans la région est de travailler à prévenir une guerre américaine contre l'Iran», a-t-il dit, assurant que l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis n'avaient aucun intérêt à ce qu'un conflit éclate.

Le 12 juillet, la Chambre des représentants américaine, contrôlée par les démocrates, a adopté une mesure restreignant la possibilité pour Donald Trump d'attaquer l'Iran, s'inquiétant du fait que le Président puisse déclencher une guerre inutile.

Mais une initiative similaire a échoué au Sénat, lequel est aux mains des républicains.

Washington cherche à communiquer avec le Hezbollah, dit le chef du mouvement

Le dirigeant de l'organisation chiite libanaise a déclaré également que Washington cherchait à établir des canaux de communication avec celle-ci, tout en imposant des sanctions à ses chefs.

«L'administration Trump cherche à établir des canaux de communication avec le Hezbollah au Liban via des médiateurs [...]. Certains Américains sont pragmatiques», a affirmé Sayyed Hassan Nasrallah dans une interview à Al Manar.

Hezbollah annonce réduire le nombre de ses combattants en Syrie

Hassan Nasrallah a par ailleurs ajouté que le Hezbollah avait réduit le nombre de ses combattants engagés aux côtés du pouvoir de Damas dans le conflit syrien.

«Nous sommes présents dans toutes les zones où nous l'étions par le passé. Nous sommes toujours là, mais nous n'avons plus besoin d'être aussi nombreux s'il n'y a plus de besoin réel», a-t-il déclaré.

Le Trésor américain a décrété le 9 juillet de nouvelles sanctions contre le Hezbollah, une organisation considérée comme terroriste par les États-Unis.

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Escalade des tensions entre les États-Unis et l'Iran (2019) (43)

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Tags:
bombardement, conflit, Hezbollah, Iran, États-Unis, Israël
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