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    Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, est vu près d'un système de 3 Khordad qui aurait servi à abattre un drone militaire américain.

    En cas d’agression états-unienne, «la réponse de l’Iran serait implacable, voire disproportionnée»

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    Escalade des tensions entre les États-Unis et l'Iran (2019) (28)
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    La destruction d’un drone américain par les Gardiens de la révolution islamique a fait monter encore plus la tension entre Téhéran et Washington, les deux camps affirmant avoir eu raison. L’américaniste iranien Mohammad Marandi a livré son analyse de la situation au micro de Sputnik.

    Les États-Unis et l'Iran ont publié des images qui corroborent leurs affirmations respectives selon lesquelles le drone RQ-4 Global Hawk évoluait dans l'espace aérien international ou iranien avant d'être abattu par les Gardiens de la révolution islamique.

    «Ce n’est pas la première fois que des drones américains sont abattus en Iran, les Américains ayant, à plusieurs reprises, violé l’espace aérien iranien. Et une fois, les Iraniens ont même réussi à pirater un drone américain et à le faire atterrir», a rappelé à Sputnik Mohammad Marandi, américaniste et spécialiste de la littérature postcoloniale qui enseigne à l’université de Téhéran.

    Aussi, a-t-il écarté les affirmations des États-Unis selon lesquelles leur drone de reconnaissance se trouvait dans l'espace aérien international quand il a été abattu.

    «En Iran, personne ne fait confiance aux États-Unis, et en particulier à Trump», a ajouté l'universitaire.

    À cette occasion, l’interlocuteur de Sputnik a évoqué le crash d’un avion de ligne iranien (vol 655 Iran Air) qui avait été abattu le 3 juillet 1988 par un missile de croisière sol-air SM-2MR tiré depuis le croiseur américain USS Vincennes. La totalité de ses 290 passagers, dont 65 enfants et bébés, ont été tués.

    «À l’époque, les États-Unis ont menti et les médias occidentaux les ont imités. Ils ont menti pour faire croire à une faute de l'avion iranien et pour justifier les actes des États-Unis. Plus tard, il est devenu tout à fait évident que l'avion iranien agissait comme tout autre avion était censé agir», a détaillé l’expert.

    Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a évoqué le même incident en 2017, à l'occasion de l’anniversaire de cette tragédie, soulignant que le capitaine du navire américain avait été «récompensé pour son assassinat d'innocents».

    Interrogé sur une éventuelle agression américaine, M.Marandi a déclaré que ce serait une «erreur de calcul majeure» du Président états-unien.

    «Je pense que la réponse de l’Iran serait implacable, voire disproportionnée, car les Iraniens ne vont pas seulement attaquer l’agresseur, mais aussi les pays qui ont aidé les États-Unis à mener une telle attaque», a prédit Mohammad Marandi, supposant qu’il s’agirait entre autres des pays tels que les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite.

    Les incidents s’accumulent dans le Golfe. Jeudi 20 juin, l’Iran a abattu un drone américain. Cela a déclenché une nouvelle escalade de tensions entre Washington et Téhéran après l’incident impliquant des pétroliers en mer d’Oman. Une action illégale selon Washington, puisque l’appareil faisait un vol d’observation au-dessus des eaux internationales. Téhéran affirme que l’engin militaire a violé son espace aérien.

    Dossier:
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    réponse, tensions, agression, drone, États-Unis, Iran
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