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    Les manifestations au Chili

    Face au chaos généralisé, le Président chilien demande pardon et présente des mesures sociales – vidéos

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    Crise sociale au Chili (10)
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    Dans un contexte de manifestations violentes qui perturbent le Chili depuis cinq jours, le Président Sebastian Pinera a présenté ses excuses à la population et a annoncé une série de mesures sociales pour mettre fin aux émeutes qui ont déjà provoqué la mort d’une quinzaine de personnes.

    Le Président chilien Sebastian Pinera s’est adressé mardi 22 octobre au soir au peuple chilien en s’excusant pour la situation dans le pays et en proposant une série de concessions sociales pour mettre fin aux troubles.

    «Il est vrai que les problèmes se sont accumulés pendant des décennies et que les différents gouvernements n'ont pas été en mesure de reconnaître la situation dans toute son ampleur. Je reconnais et demande pardon pour ce manque de vision», a déclaré le chef de l’État dans son discours diffusé en direct sur Facebook.

    Sebastian Pinera a ensuite annoncé une augmentation de 20% du minimum retraite et le gel des tarifs de l'électricité. Il a par ailleurs proposé une loi qui permettra à l'État de couvrir les coûts des traitements médicaux coûteux, selon l’AFP. Le Président chilien a également promis d’augmenter le salaire minimum à 350.000 pesos [433 euros, ndlr] par mois et a déclaré que le gouvernement introduira une assurance médicale pour les médicaments, dont certains parmi les plus onéreux de la région. De la même manière, il a annoncé l’augmentation de l’imposition pour toute personne gagnant plus de 11.000 dollars par mois.

    Les manifestations au Chili ont éclaté après l'annonce de la hausse du prix des titres de transport. Débutant dans la capitale Santiago, les émeutes se sont répandues jusqu’à plusieurs autres villes chiliennes.

    L'état d'urgence et un couvre-feu ont été instaurés le week-end dernier dans la capitale et dans certaines grandes villes. Selon de récentes informations, au moins 15 personnes ont été tuées et 5.400 arrêtées dans les affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre.

    Après cinq jours de manifestations, d’autres sont attendues le 23 octobre, ainsi qu’une grève générale par solidarité avec les contestataires à laquelle prendront part fonctionnaires, enseignants ou encore employés de Codelco, le principal producteur de cuivre au monde.

    Dossier:
    Crise sociale au Chili (10)
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    Santiago du Chili, émeutes, manifestation, Chili
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