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    Le Pentagone

    Le risque d’une catastrophe nucléaire est plus élevé que pendant la guerre froide, selon un ex-chef du Pentagone

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    Le risque que l’humanité se retrouve entraînée dans une catastrophe nucléaire est plus élevé qu’il ne l’était pendant la guerre froide, a constaté l’ex-secrétaire américain à la Défense, en s’adressant aux participants au Forum international de Luxembourg.

    Faute d’une réelle compréhension des dangers d’une guerre nucléaire par certains hommes politiques, le risque d’un conflit de ce genre est actuellement plus élevé que pendant la guerre froide, a indiqué l’ancien chef du Pentagone, William Perry, dans son discours lu au Forum international de Luxembourg sur la prévention d’une catastrophe nucléaire organisé les 4 et 5 décembre à Genève.

    «Aujourd’hui, nous sommes au bord d’une nouvelle guerre froide. Les États-Unis et la Russie sont en train de se rééquiper en armes nucléaires en dépensant des ressources incroyables. Nous sommes revenus aux dangers de la guerre froide, qui étaient, me semblait-il, restés dans le passé», a-t-il affirmé.

    Deux minutes avant la fin du monde

    En outre, il a rappelé que l’horloge de la fin du monde, projet conceptuel américain créé après le déclenchement de la guerre froide, affiche 23h58, soit deux minutes avant minuit, heure considérée comme synonyme d’une catastrophe nucléaire.

    «Je suis entièrement d’accord avec cette évaluation. Je pense que nous l’avons permis parce que les dirigeants et les peuples de nos deux pays ne comprennent tout simplement pas à quel point c’est dangereux. Nous agissons de manière inadéquate par rapport au niveau de menace», a indiqué l’ancien secrétaire américain à la Défense entre 1994 et 1997, dans son discours qui a été prononcé par un participant du forum, parce que M.Perry était absent de l’évènement pour des raisons de santé.

    Mais, selon lui, «la question n’est pas de savoir qui est coupable, mais comment changer la situation».

    L’abandon des «frappes de représailles»

    Concernant les États-Unis, il faudrait, selon lui, renoncer au concept de «frappes de représailles», lorsque des missiles de riposte sont lancés après un avertissement d’une attaque nucléaire imminente, et diminuer les prérogatives du Président dans ce domaine, ainsi que ne pas s’engager dans une nouvelle course aux armements nucléaires.

    La flèche de l’horloge de l’Apocalypse affiche 23h58 depuis 2018. La dernière fois que minuit moins deux avait été enregistré, c’était en 1953, quand l’URSS et les États-Unis avaient testé des engins thermonucléaires.

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    Tags:
    guerre froide, catastrophe, Pentagone, accident nucléaire
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