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Menaces contre Sputnik Estonie par Tallinn (16)
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La rédaction de Sputnik Estonie a commencé à opérer en mode «urgence» en raison des menaces de poursuites pénales émises par le Département de la police et des gardes-frontières du pays.

Après les menaces de poursuites pénales émises par les autorités estoniennes en vertu d'un article prévoyant jusqu’à cinq ans de prison, les employés de Sputnik Estonie ont cessé de travailler pour la rédaction dès le 1er janvier 2020. Le travail est maintenant mené en mode «urgence». 

Après cette mesure, la rédactrice en chef Elena Tcherysheva s’est adressée à ses lecteurs, les remerciant de leur soutien et promettant de relancer le travail de l'agence dès que possible.

«Je tiens à vous remercier, chers lecteurs, pour votre soutien au cours des quatre années de notre travail, et en particulier au cours de ces derniers mois, lorsque la pression et les menaces contre chacun de nous et nos partenaires sont arrivées au-delà de toute commune mesure. Les banques nous ont laissés sans salaires, elles ont fait pression sur notre propriétaire et l’ont forcé à résilier son contrat avec nous. […] Notre seule "faute" est que nous sommes journalistes pour un média indépendant des autorités et faisons simplement notre travail», a-t-elle écrit sur le site Internet Sputnik Estonie.

Selon elle, l’absence d’employés au bureau ne signifie pas que le travail est terminé.

«Le site continuera de fonctionner dans son intégralité, mais il nous faudra du temps pour l'organiser de manière à ne pas vivre sous la pression constante des autorités estoniennes. Naturellement, nous essaierons de relancer le travail le plus rapidement possible», a-t-elle déclaré.

Au cours de cette période, les rédacteurs publieront principalement des nouvelles liées à la situation autour de Sputnik Estonie, et pas les actualités de ce pays.

Sanctions contre Sputnik Estonie

Tallinn a menacé les employés de Sputnik Estonie de poursuites judiciaires s’ils n’arrêtaient pas de travailler pour le groupe russe Rossiya Segodnya à partir du 1er janvier 2020. Le prétexte invoqué tient aux sanctions antirusses décrétées par l’UE en mars 2014 contre plusieurs personnes morales et physiques. Cependant, les mesures de rétorsion de l’Union européenne n’ont pas été décrétées contre Rossiya Segodnya, mais contre la personne de Dmitri Kisselev, son directeur général.

La rédaction de Sputnik Estonie a été contrainte de décider d’arrêter ses activités et ce pour éviter des poursuites de Tallinn. En outre, l’Onu a confirmé avoir reçu la lettre que Margarita Simonian avait adressée à ce sujet au Secrétaire général de l’organisation et a indiqué l’avoir transférée à son Haut-Commissariat aux droits de l'Homme.

Dossier:
Menaces contre Sputnik Estonie par Tallinn (16)

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mode, horaire de travail, travail, Sputnik Estonie, Sputnik
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