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Après l'apparition de la lettre sur le retrait américain d'Irak, dont l'authenticité a été par la suite confirmée par le chef d'état-major américain, qui a pourtant précisé qu'il s'agissait d'un projet envoyé par erreur, le Premier ministre démissionnaire irakien a déclaré que le document ne ressemblait pas à un brouillon.

Le Premier ministre irakien a annoncé que son pays avait reçu un document sur le retrait des troupes américaines d’Irak. Toutefois, les deux versions de la lettre, en arabe et en anglais, diffèrent. Pour cette raison, Adel Abdel-Mehdi a demandé ce mardi 7 janvier des éclaircissements, informe Reuters.

Une lettre envoyée «par erreur»

Quand la lettre sur le retrait américain d'Irak émanant le 6 janvier du commandement militaire américain en Irak prévenant Bagdad d'un redéploiement des forces américaines est apparue sur Internet, son authenticité a été mise en question. Une photo du document non signé a été relayée sur Twitter.

Néanmoins, plus tard le 6 janvier, le chef d'état-major américain a fait savoir que la missive était authentique, sauf qu’elle avait été envoyée par erreur, la qualifiant de brouillon.

«C'était un projet [de lettre] non signé», envoyé à quelques dirigeants militaires irakiens parce que les mouvements de troupes américaines en Irak se sont accrus ces derniers jours, a expliqué à la presse le général Mark Milley, cité par l’AFP.

L’Irak assure de l’authenticité de la lettre

Le 7 janvier, l’Irak a confirmé qu’il avait reçu une lettre claire et signée traduite de l’anglais en arabe portant sur le sujet du retrait américain du pays.

«Ce n'est pas une feuille qui est tombée de la photocopieuse [...]. Maintenant, ils disent que c'était un brouillon [...], mais ils auraient pu envoyer une autre lettre de clarification», a commenté le Premier ministre, lors du conseil des ministres retransmis à la télévision d'État ce mardi.

L’apparition de ce document est intervenue après le vote au parlement irakien en faveur de la fin de l'accord avec la coalition dans la lutte contre Daech* et du retrait total des militaires étrangers du pays.

Cette décision suit l’assassinat du général Qassem Soleimani, commandant de la Force Al-Qods, unité d'élite des Gardiens de la révolution iranienne (GRI), dans une frappe aérienne à Bagdad réalisée par les États-Unis. Selon le Pentagone, elle a été menée sur ordre du Président Donald Trump en personne.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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Tags:
lettre, armée, retrait, politique, Irak
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