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Une élue démocrate aux États-Unis impute à la Russie le fiasco dans la diffusion du résultat des votes du caucus de l’Iowa. Selon elle, le gouvernement russe essaye d’interférer dans le processus électoral de la primaire démocrate. Et s’il s’agissait tout simplement d’un bug informatique, plutôt que la Main du Kremlin?

Lundi 3 février avait lieu la première échéance électorale de la primaire démocrate dans l’Iowa. Un moment très important dans le contexte d’une primaire aux États-Unis, car ce premier vote donne souvent le ton pour le reste de la primaire. 

Problème, alors que le monde avait les yeux rivés sur l’Iowa pour savoir qui serait le favori désigné par les, l’application censée fournir les résultats a eu un problème informatique, qui a retardé de 48 h la diffusion de ceux-ci. Un fiasco total. Quatre jours plus tard, certains doutent encore de la véracité des résultats annoncés. Si bien que le chef du Parti démocrate a demandé le 6 février un recompte des votes.

«Trop c’est trop. En raison des problèmes qui sont apparus dans l’application du processus de sélection des délégués, et afin que les gens aient confiance dans les résultats, j’appelle le Parti démocrate de l’Iowa à commencer immédiatement un réexamen», a tweeté Tom Perez, leader du parti démocrate.

​D’où viendrait ce problème? Pour l’élue démocrate du Texas, Sheila Jackson Lee, cela ne fait aucun doute: c’est encore un coup de la Main du Kremlin. Pour elle, que ce soit en 2016 ou en 2020, le gouvernement russe essaye d’interférer dans le processus électoral américain. Elle va jusqu’à sommer les élus démocrates locaux de faire appel au FBI:

«J’espère que les Démocrates de l’Iowa feront une demande au FBI pour enquêter sur le bug de l’application», a-t-elle indiqué mercredi 5 février lors d’une commission parlementaire où était présent le directeur du FBI, Christopher Wray. Elle a ajouté: «Je pense que la Russie essaye d’interférer dans un certain nombre de nos élections depuis 2016.»

Habituellement, quand une application connaît des bugs, on se retourne contre son éditeur et on lui demande un correctif. Une démarche qui ne semblerait pas absurde quand on sait que l’application utilisée a été développée aux États-Unis deux mois avant le vote par une start-up américaine. Elle n’avait pas été testée à l’échelle nationale et n’avait pas reçu l’approbation du département de la sécurité intérieure.

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Tags:
États-Unis, Kremlin
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