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Montée des tensions à Idlib entre la Turquie et la Syrie (89)
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Pour décider du soutien à apporter à la Turquie dans le gouvernorat syrien d’Idlib, l’Otan doit analyser la menace militaire que représentent pour elle Damas, Moscou et Téhéran, a indiqué le représentant spécial des États-Unis pour la Syrie James Jeffrey.

Les États-Unis n’excluent aucune option pour soutenir la Turquie dans le cadre de l’Otan au vu de la situation dans le gouvernorat syrien d’Idlib, a déclaré lors d’un point de presse par téléphone depuis Bruxelles James Jeffrey, envoyé spécial américain pour la Syrie.

«En vertu de l'article 4 du traité fondateur de l'Atlantique nord, la Turquie a demandé du soutien aux pays de l’Otan, et nous [les États-Unis, ndlr] discutons avec d’autres pays de l’Alliance pour établir les possibilités à notre disposition. L’Espagne possède une batterie de Patriot. Une batterie est déployée en Turquie. Depuis 2012, différentes forces de l’Otan sont présentes en Turquie en réponse à la crise syrienne», a-t-il rappelé.

Et d’ajouter que toutes les options étaient à l’étude.

«Nous réfléchissons à ce que l’Alliance pourrait mettre à la disposition de la Turquie pour créer une zone de sécurité dans un sens large, pour garantir notamment un cessez-le-feu stable et durable et une région sécurisée pour les gens d’Idlib afin qu’ils puissent y rester, chose que tout le monde souhaite. Tout d’abord, il faut analyser la menace militaire que représentent le gouvernement syrien, la Russie et, comme nous l’avons constaté, l’Iran. Ensuite, il s’agit d’évaluer le potentiel turc. Et enfin, ce que peuvent faire les pays de l’Otan à titre individuel et en tant qu’Alliance pour décider d’un déploiement militaire dans le but de protéger la Turquie», a détaillé M.Jeffrey.

En visite à Bruxelles, le Président turc Recep Tayyip Erdogan a demandé lundi 9 mars à l'Otan son «soutien concret» dans le conflit en Syrie.

Entente enregistrée à Moscou

Les Présidents turc et russe se sont entretenus le 5 mars à Moscou sur fond d’une nouvelle escalade des tensions dans le gouvernorat syrien d’Idlib. La rencontre a débouché sur un document conjoint dans lequel les parties ont confirmé leur attachement au format dit d’Astana et ont annoncé un cessez-le-feu à partir du 6 mars.

Le document prévoit par ailleurs la création d’un couloir de sécurité autour de la route qui relie Alep au gouvernorat côtier de Lattaquié (M4), dans le nord de la Syrie, ainsi que la présence sur le terrain de forces turques supplémentaires sur concertation avec la Russie.

La situation à Idlib reste tendue

Lorsque des terroristes du groupe Hayat Tahrir al-Cham* (anciennement connu sous le nom de Front al-Nosra*) ont lancé le 27 février une offensive contre les forces gouvernementales syriennes, la situation dans le gouvernorat syrien d’Idlib s’est détériorée. L’armée syrienne a répliqué par des frappes, tuant 36 militaires turcs, selon Ankara. La Défense russe a indiqué que ces soldats se trouvaient parmi les terroristes.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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Tags:
soutien, OTAN, Turquie, Idlib, Syrie
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