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Le vice-ministre russe des Affaires étrangères a réagi aux propos de l’émissaire américain pour l’Iran qui n’a pas exclu de recourir à la résolution 2231 contre ce pays, si l’embargo sur les armes le visant n’est pas prorogé. Le diplomate a rappelé que Washington ne faisait plus partie du Plan d’action global commun.

Les actions des États-Unis, qui tentent de proroger l’embargo sur les armes et envisagent un retour des sanctions contre l’Iran, sont cyniques et peuvent provoquer une crise au sein du Conseil de sécurité de l’Onu, a déclaré jeudi le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.

Et d’ajouter que personne ne devait exécuter d’une «manière sélective et extrêmement fragmentée» les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Comme le rappelle le haut diplomate, ce sont justement les États-Unis qui se sont retirés il y a deux ans du Plan d’action global commun, rajoutant que ce pays était actuellement «en violation de la résolution [2231, ndlr] du Conseil de sécurité de l’Onu».

«Dans une telle situation, prétendre pouvoir recourir au dispositif "snap back"[retour aux sanctions, ndlr], prévu par cette résolution est pour le moins cynique», a déclaré M.Riabkov lors de la présentation d’un rapport préparé par le club de discussion Valdaï.

Vers une nouvelle crise

«De toute façon, Washington n'aura pas de chemin facile ici. Mais je suis, certes, d’accord avec la conclusion estimant qu’au sein du Conseil de sécurité de l’Onu et aux Nations unies couve une nouvelle crise compte tenu de cette immunité américaine», a fait noter le vice-ministre.

L’émissaire américain pour l’Iran, Brian Hook, a déclaré que Washington sollicitera la prorogation de l’embargo sur les livraisons d’armes à l’Iran. Selon lui, les États-Unis en se servant de la résolution 2231 du Conseil de sécurité peuvent recourir au «sanp back», à savoir le retour aux sanctions contre l’Iran qui interdit entre autres la levée des restrictions portant sur la livraison d’armes à la République islamique.

Moscou et certains autres de ses partenaires au sein du Plan d’action global commun ont déjà fait noter que Washington ne pouvait plus en appeler à la résolution en question en raison de son retrait.

Comme l’ajoute M.Riabkov, Moscou «fixe tout ce que les représentants américains disent à ce sujet». 

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Tags:
Russie, États-Unis, Iran
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