International
URL courte
30891
S'abonner

Les déclarations de Washington sur une prétendue menace militaire russe ne sont qu’un prétexte pour envoyer des troupes en Afrique et au Moyen-Orient, a déclaré à Sputnik Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

Les États-Unis formulent de nouvelles accusations contre Moscou uniquement pour renforcer leur présence militaire au Moyen-Orient et en Afrique, a déclaré jeudi 4 juin à Sputnik la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.

«Nous avons remarqué que Washington ne cesse de diffuser des informations sur des actions russes à caractère militaire, lesquelles représenteraient une menace pour la sécurité de l’Afrique du Nord. Les États-Unis le font depuis longtemps de manière sporadique. On assiste actuellement à une nouvelle flambée, sans en voir d’exemples, de faits ou d’informations concrètes. Les Américains ne prennent pas la peine de fournir des faits», a indiqué Mme Zakharova.

Selon elle, «les déclarations sur une prétendue expansion russe ne sont qu’un prétexte primitif pour augmenter le groupement militaire américain dans la région».

«Malheureusement, on assiste à une guerre de l’information, ce sont de fausses informations», a-t-elle ajouté.

Nouvelles accusations de Washington

Le commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM) a annoncé ce jeudi 4 juin qu’une autre brigade d’assistance à la sécurité (SFAB) pourrait être envoyée en Tunisie. Il l’a expliqué par sa préoccupation concernant la sécurité régionale en Afrique du Nord tout en accusant Moscou d’«attiser le conflit libyen».

Les États-Unis avaient déjà accusé la Russie de s’ingérer dans les affaires de la Libye en soutenant les forces de Khalifa Haftar. Moscou rejette ces accusations et soutient qu’elle souhaite que la paix soit rétablie en Libye.

Situation en Libye

La Libye est plongée dans un chaos gouvernemental depuis le meurtre de Mouammar Kadhafi en 2011. Le pays est divisé entre plusieurs entités rivales.

Soutenu par l’Onu et l’UE, le Gouvernement d'union nationale de Fayez el-Sarraj est présent à Tripoli, alors qu’un parlement élu par le peuple est appuyé par l’Armée nationale libyenne du maréchal Khalifa Haftar dans l’est du pays, qui tente d’entrer dans la capitale depuis 2019.

 

Lire aussi:

Attentat de Nice: «c’est le début de la guerre civile en France»
Attaque au couteau à Notre-Dame de Nice, trois victimes dont deux égorgées
Un automobiliste fonce sur une foule en Allemagne, un mort et des blessés
L'identité de l'auteur de l'attaque à Notre-Dame de Nice établie
Tags:
Proche-Orient, Libye, Afrique du Nord, États-Unis, Russie, Maria Zakharova
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook