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Terrorisme, crises sociales, sanitaires et identitaires, le mondialisme est-il responsable des graves tensions qui agitent les pays développés? Au-delà des événements, s’agit-il d’une remise en cause des valeurs établies? Analyse d’Emmanuel Goffi, directeur de l’Observatoire éthique et intelligence artificielle, au micro de Rachel Marsden.

Partout dans le monde développé aujourd’hui, les crises dominent. Cela a commencé avec une crise sécuritaire: les gouvernements se sont révélés incapables de protéger leurs citoyens du terrorisme et de ses conséquences meurtrières.

Sont arrivées ensuite les crises de défiance. Le mouvement des Gilets jaunes en France, par exemple, né du rejet d’une nouvelle taxe sur l’essence qui s’est étendu à une remise en cause de la représentation politique. La pandémie du coronavirus a emboîté le pas, les citoyens étant stupéfaits par le manque de préparation de leur gouvernement, au point que tout le monde a dû être enfermé à la maison jusqu’à ce que les dirigeants puissent maîtriser la situation.

Maintenant, il y a une résistance populaire contre le recours à la force par l’État, jugée trop sévère dans certains cas. Tout cela dépeint une tendance troublante, une crise de confiance entre les citoyens et leurs gouvernements.

La mondialisation en est-elle responsable? Emmanuel Goffi, directeur de l’Observatoire éthique et intelligence artificielle (OEIA), réagit:

«Avec la globalisation, la difficulté que l’on a, c’est que ce système national, pour lequel l’État est responsable de la sécurité intérieure et la défense vis-à-vis de l’extérieur, explose complètement. C’est-à-dire que l’on se retrouve avec une mixité de valeurs et une incompréhension de ce que c’est qu’une nation. Aujourd’hui, nationalisme, si on prend la France, ça devient quasiment un gros mot.»

Chocs culturels

L’expert explique comment les citoyens importent les valeurs d’autres pays:

«Quand on regarde la plupart des crises sociétales que l’on vit aujourd’hui, ce sont essentiellement des chocs culturels, de perspective. C’est-à-dire qu’on est tous à valoriser une certaine forme d’universalisme des valeurs, de l’éthique et d’une certaine manière, on refuse la réalité, qui est que l’éthique et les valeurs, c’est quelque chose d’extrêmement complexe et divers. On aimerait bien finalement accepter toutes les valeurs, mais à partir du moment où elles s’intègrent à notre perspective à nous. Et donc à travers notre perspective, on va juger les autres.»

Mais glisse-t-on vers l’anarchie? Goffi répond:

«Je vois de plus en plus de petites poches d’anarchie qui posent un gros problème à la démocratie, parce qu’elles ne sont pas représentatives de la majorité des citoyens.»
Dossier:
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Black Lives Matter, États-Unis, France
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